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- MENTIONS LEGALES | Roberto Alagna
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GESTION DES DONNÉES PERSONNELLES En France, les données personnelles sont notamment protégées par la loi n° 78-87 du 6 janvier 1978, la loi n° 2004-801 du 6 août 2004, l’article L. 226-13 du Code pénal et la Directive Européenne du 24 octobre 1995. A l’occasion de l’utilisation du site www.robertoalagna.com , peuvent êtres recueillies: l’URL des liens par l’intermédiaire desquels l’utilisateur a accédé au site www.robertoalagna.com , le fournisseur d’accès de l’utilisateur, l’adresse de protocole Internet (IP) de l’utilisateur. En tout état de cause M. Roberto Alagna ne collecte des informations personnelles relatives à l’utilisateur que pour le besoin de certains services proposés par le site www.robertoalagna.com à travers le seul espace de contact proposé à l'utilisateur dans la rubrique correspondante. L’utilisateur fournit ces informations en toute connaissance de cause, notamment lorsqu’il procède par lui-même à leur saisie. 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Informations personnelles : «les informations qui permettent, sous quelque forme que ce soit, directement ou non, l’identification des personnes physiques auxquelles elles s’appliquent» (article 4 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978). ACCUEIL AGENDA ACTUALITE REALISATIONS CHRONIQUES BIOGRAPHIE PRESSE PASSAGES RADIO-TV CONTACT
- ► PUBLICATIONS | Roberto Alagna
Roberto Alagna - Auteur : informations, références et extraits des livres, préfaces et éditoriaux, ainsi que de divers textes publiés dont Roberto Alagna est l'auteur. Menu REALISATIONS Bas de page LIVRES Roberto Alagna est l'auteur d'un Dictionnaire Intime (paru en février 2019) et d'une Saga familiale (parue en janvier 2007). Cliquez sur l'image pour en savoir plus > PREFACES Plusieurs auteurs ont fait appel à Roberto Alagna pour préfacer leur ouvrage consacré à des personnages ou des lieux chers à son cœur. Découvrez ces témoignages en cliquant sur l'image > TEXTES Découvrez également les contributions de Roberto Alagna à des ouvrages hommages, recueils de récits et de témoignages personnels. Cliquez sur l'image pour en savoir plus > Menu REALISATIONS Haut de page
- Roberto Alagna | Tenor | Site Officiel - Official Website | robertoalagna.com
Roberto Alagna, Tenor | Official Website - Site Officiel ROBERTO ALAGNA TENOR | WEBSITE OFFICIEL Bas de page Sur la scène lyrique internationale depuis près de 40 ans, le ténor franco-sicilien inscrit plus de 60 rôles à son répertoire et opère avec succès des incursions régulières dans la chanson. Authentiquement populaire et aimé d'un large public, séduit par tous les aspects du chant et insatiable passionné de la voix, explorant sans cesse de nouveaux territoires artistiques, l'artiste mène une carrière inédite. PORTRAIT par Sylvain Fort (Extraits) : ❝ Roberto Alagna naît de parents siciliens en banlieue parisienne. Il aguerrit sa technique vocale en écoutant les grands ténors du passé et en suivant les conseils d'un vieux maître cubain, Rafael Ruiz. Pendant des années, il va, le soir, chanter dans les cabarets en s'accompagnant à la guitare. Mais son jardin secret, c'est l'opéra. En 1988, à 25 ans, il remporte le concours Pavarotti. La voix d'Alagna est lumineuse, irradiante. Les plus grandes scènes internationales, de New York à Vienne et Londres, lui ouvrent immédiatement leurs portes ; il est acclamé partout. Sa voix s'élargit, il ajoute à son répertoire les maîtres-rôles de l’opéra italien. Il poursuit avec enthousiasme son exploration des rôles français, et remet à l’honneur des opéras oubliés. Cette curiosité séduit des compositeurs contemporains qui composent pour lui. Peu nombreux sont les artistes lyriques à frayer ainsi de nouvelles voies. La discographie de Roberto Alagna reflète l’étendue de sa curiosité musicale. Le DVD y occupe également une place majeure. Il s’intéresse même aux techniques de réalisation. Le metteur en scène Benoît Jacquot lui demande d’incarner Mario dans la version cinématographique de Tosca, qui fait la part belle au jeu des chanteurs-acteurs. Adopté par un large public, sans jamais renier ses exigences de chanteur du grand répertoire lyrique, Roberto Alagna apparaît sur les plateaux de télévision où il donne la réplique à des chanteurs de variété, participe à des concerts caritatifs ou à des événements d’exception. Alagna aborde les grands rôles avec une fraîcheur inouïe, dans les plus grands théâtres du monde, à un rythme que personne d’autre que lui ne pourrait tenir. A cela s’ajoutent régulièrement les prises de risque et les initiatives étonnantes où le ténor s’engage à la surprise générale, sur un coup de cœur ou par instinct. Aux artistes qui cherchent le secret de l'élixir de jouvence, Alagna pourrait sans aucun doute répondre : la générosité, l’amour du public… et un inépuisable enthousiasme.❞ Plus à propos de Roberto Alagna > ACTUALITÉ REJOIGNEZ ROBERTO ALAGNA SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX Retrouvez toute l'actualité de Roberto Alagna sur s page FACEBOOK officielle : concerts, opéras, disques, informations quotidiennes, contenus exclusifs et bien d'autres sujets à propos du ténor ainsi que sur son compte INSTAGRAM officiel. Suivre sur FACEBOOK > Suivre sur INSTAGRAM > Roberto Alagna est également présent sur X, THREADS, TIK-TOK et partage du contenu vidéo sur sa chaîne officielle YOUTUBE. Sur Scène Dernièrement / Prochainement Agence exclusive MARINELLA ALAGNA MANAGEMENT Contact > "Boulevard des Italiens " Infos > EN TOURNÉE à partir d'août 2025 Tickets > Album 2024 ❝ROBERTO ALAGNA 60 ❞ 60 ans ! En même temps que son anniversaire, le ténor fête 40 ans d’une carrière exceptionnelle. Accompagné par le Morphing Chamber Orchestra dirigé par Giorgio Croci, il offre ici un programme à son image : celle d’une passion communicative, d’un goût intarissable pour l’exploration de répertoires et de styles différents, de l'opéra français, italien et napolitain, allemand, polonais ou russe à la chanson italienne et française, en passant par le crossover anglais et sud-américain ... sans omettre quelques surprises, car c'est tout l'art de l'inimitable ténor ! [paru le 20/09/24] Plus à propos de l'album > Album 2024 ❝ SEIGNEUR ❞ Un disque empreint de spiritualité. Entre foi, amour et espérance, une musique pétrie de sentiments, d’émotions et de vitalité. Mêlant chants sacrés, chansons françaises et italiennes, l’album inspire et transmet toute la complicité spontanée d’un trio passionné : le ténor Roberto Alagna, accompagné du guitariste Jean-Félix Lalanne et du pianiste Marek Ruszczynski. Plus à propos de l'album > Album 2022 ❝ AL CAPONE ❞ Dans cet album et en Vinyle Collector, retrouvez 21 chansons extraites d'AL CAPONE, le spectacle musical de Jean-Félix Lalanne avec Roberto Alagna dans le rôle titre, Bruno Pelletier en Eliot Ness, Anggun dans le rôle de Lili, Thomas Boissy dans le rôle de Franck Capone. Plus à propos de l'album > ARVO PÄRT 2022 ❝ STABAT MATER ❞ Le Morphing Chamber Orchestra de Tomasz Wabnic, interprète les plus belles œuvres instrumentales du compositeur estonien, ainsi que l'un de ses chefs-d'œuvre vocaux, le STABAT MATER, chanté par trois des plus grandes voix d'opéra actuelles, Roberto Alagna, Aleksandra Kurzak et Andreas Scholl. Plus à propos de l'album > Album 2020 ❝ LE CHANTEUR ❞ Roberto Alagna consacre un album tout entier à la grande et belle chanson française et partage toute l'émotion, le plaisir et les souvenirs qu'elle évoque en lui. Plus à propos de l'album > Album 2019 ❝ CARUSO 1873 ❞ Roberto Alagna célèbre le légendaire ténor Enrico Caruso avec une sélection d’airs et chansons retraçant la carrière discographique de son illustre aîné, de 1902 à 1920. Plus à propos de l'album > Album 2018 Duos ❝ PUCCINI IN LOVE ❞ Aleksandra Kurzak & Roberto Alagna Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak consacrent leur album aux plus beaux duos d'amour de Puccini, avec le Sinfonia Varsovia Orchestra sous la direction de Riccardo Frizza. Plus à propos de l'album > Haut de page Roberto Alagna | Trailer Lire la vidéo Facebook Twitter Pinterest Tumblr Copiez le lien Intégrer vidéo Lien copié Haut de page
- INTERVIEWS VIDEO - ONLINE | Roberto Alagna
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- INTERVIEWS RADIO- PASSAGES TV | Roberto Alagna
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- RÔLES - OPERAS - PRODUCTIONS | Roberto Alagna
Pour en savoir plus sur une sélection de rôles et personnages, opéras ou productions dans lesquelles Roberto Alagna s'est produit ou investi Menu ZOOM SUR Bas de page CYRANO de BERGERAC Musique : Franco Alfano LIVRET : Henri Cain d'après Edmond Rostand ❝ J'e n ai trouvé la partition par hasard. Et quand je l’ai vue, j’ai eu des larmes aux yeux, parce que je l’ai trouvée d’une beauté incroyable, et je l’ai gardée avec moi pendant cinq ans. Cinq ans et personne ne voulait la monter. Alors, je l’ai montée moi-même. Et vous savez que cette version de 1935 que nous avons faite avec mes frères, nous sommes les seuls au monde à l'avoir chantée. Alfano a été obligé de la modifier en 1936 pour faire une version italienne à Rome, pour José Luccioni. Ensuite, lorsque l'œuvre a été donnée en France, ce fut dans la traduction de la version italienne, mais la version originale de 1935 n’avait jamais été jouée. ❞ Roberto Alagna (Interview OperaLively , 2016) ❝ C'est une œuvre très forte et un énorme défi pour le ténor. C'est un rôle difficile à chanter en raison de l'étendue de sa gamme vocale et la hauteur de sa tessiture. C'est aussi un rôle très long et la nature du personnage est complexe. Il se compose d'une combinaison de plusieurs traits de caractère qu'il faut savoir saisir théâtralement. C'est un ouvrage merveilleux que je suis toujours ravi de faire découvrir.❞ Roberto Alagna (Interview Die Bühne , 2017) ❝ J'interprète avec énormément de plaisir la version originale de 1935, que mes frères et moi avons recréée et mise en scène pour la première fois à Montpellier en 2003, bien que ce soit un des rôles les plus difficiles qui soit et qu'il m'ait été donné de chanter. Mon "Cyrano" ("Version Alagna" dans la réédition de la partition chez Ricordi) est fondamentalement différent de la version italienne de 1936. Nous avons travaillé sur le manuscrit, et avons tout rétabli: dans notre version, il n'y a pas un mot qui ne soit pas de Rostand.❞ Roberto Alagna (Interview MerkerOnline , 2017) LE DERNIER JOUR D'UN CONDAMNE Musique : DAVID ALAGNA LIVRET : Roberto, David et Frederico Alagna d'après Victor Hugo ❝ J’étais à Chicago il y a près de vingt ans et je chantais Roméo et Juliette. J’étais tout seul et j’avais écrit à Frederico en lui disant que je me sentais comme un condamné. Pour me faire une blague, il m’a envoyé le livre du Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo. En le lisant, j’ai entendu une sorte de musique et je me suis dit que cela ferait un bel opéra. J’ai appelé David en lui disant que l’on devrait peut-être en faire un opéra. Il m’a alors lancé en boutade : « tu n’as qu’à commencer à faire le livret ». Dans la foulée, je me suis mis à faire une sorte d’ébauche de livret que j’ai renvoyé à mes deux frères. Frederico a trouvé cela intéressant et David a commencé à écrire la musique de l’Intermezzo. Comme on a vu qu’il était très inspiré musicalement, on lui a dit de continuer tant que l’inspiration était présente. Il a en finalement écrit tout l’opéra seul. J’ai donc fait le premier livret et Frederico l’a retravaillé avec David. À un moment, l’ouvrage était trop long et quasiment inchantable pour un seul chanteur et ils ont eu l’idée d’imaginer une condamnée, dans une prison américaine d’aujourd’hui. C’est là qu’on s’aperçoit que l’ouvrage de Victor Hugo est toujours actuel. ❞ Roberto Alagna (Interview Opéra de Marseille, Le savoir-frères , 2017) OTELLO Musique : GIUSEPPE VERDI LIVRET : Arrigo Boito D'Après William Shakespeare ❝ Otello est un rôle magnifique, shakespearien, c'est-à-dire dans lequel il faut autant jouer la comédie que chanter. J'ai joué Roméo dans «Roméo et Juliette» pendant des années, une interprétation pour laquelle j'ai reçu le prix Laurence Olivier à Londres. Que ce trophée porte le nom de l'un des plus grands acteurs shakespeariens a rendu pour moi cette distinction encore plus belle. Et puis, il y a cette musique divine dans laquelle on retrouve toutes les qualités de Verdi. Cette œuvre figure parmi les dernières qu'il a composées. C'est la synthèse de sa carrière. Toute sa vie d'homme et de compositeur, toutes les expériences qu'il a traversées, s'y trouvent. Il va à l'essentiel, au plus profond des personnages, pas seulement d'Otello, mais de Iago et des autres. Tous les personnages sont magnifiquement caractérisés par la musique et la profondeur de leurs sentiments. Otello porte avant tout le drame de l'intégration, du racisme. Il ne faut pas réduire ce personnage à la jalousie. Il faut surtout ne pas le juger. Je défends toujours les personnages que j'incarne, même les plus noirs. D'ailleurs, si les compositeurs n'aimaient pas les personnages les plus noirs, ils ne leur composeraient pas une telle musique !❞ Roberto Alagna (Telepro, Mes personnages me donnent des leçons , 2014) PAGLIACCI Musique : RUGGERO LEONCAVALLO LIVRET : ruggero leoncavallo ❝ Quand Canio chante "Ridi Pagliaccio", chaque artiste peut s'identifier à lui dans cet air, parce que, quoi qu'il advienne, décès d'un parent, enfants malades, ou tout autre problème, le spectacle doit continuer. Les gens ont payé et on doit tout donner au public. Canio souffre d'un véritable dilemme. Il a une sorte de complexe en lui. Il ne sait pas au fond s'il est un homme, un bon mari, parce qu'il passe tout son temps avec cette troupe, à se produire dans tout le pays. Peut-être parce qu'il est un véritable artiste, Canio ne connaît pas la frontière entre la réalité et la fiction. Pendant tout l'opéra, il pense tout le temps: "Suis-je un homme, ou pas ? Ou suis-je un Paillasse ? Suis-je Canio, ou Pagliaccio ? "Il dit :" Si cela se passait dans la vraie vie, Canio ferait cela, mais Pagliaccio fait cela. "Il parle toujours de "la vita" et "lo spettacolo" - c'est pourquoi il est très important que ce soit lui et non le baryton qui déclame à la fin "la commedia è finita!" A ce moment-là seulement, il décide qu'il est un homme, et non plus Pagliaccio; il ne joue plus ! J'ai chanté plusieurs fois les deux rôles ensemble avec Turiddu (Cavalleria Rusticana). Il est très difficile, une fois que l'on meurt sur scène, de renaître immédiatement pour un autre personnage, d'autant qu'il est très différent du premier. On doit revenir en scène pour commencer un autre opéra, et ces deux opéras sont très puissants. Pour moi, Canio est comparable à Otello. C'est pareil, voyez-vous. C'est très dangereux. Vous pouvez vous casser la voix avec Canio, juste avec l'entrée, si vous n'y prenez pas garde. C'est une scène très sonore : grand orchestre, gros chœur, tout le monde chante, et il faut chanter et se faire entendre au milieu de tout cela. ❞ Roberto Alagna (Interview OperaLively , 2016) SAMSON ET DALILA Musique : CAMILLE SAINT-SAËNS LIVRET : Ferdinand Lemaire ❝ Étudier Samson, c’est un peu comme tomber amoureux. Au plus vous travaillez la partition, au plus elle vous apparaît multidimensionnelle et fascinante. Il est surprenant de voir à quel point cet opéra est riche en termes de mélodies, quelle atmosphère y règne. On y entend des phrases incroyablement émouvantes. La partition n'est pas très haute et ne comporte pas beaucoup d’aigus, mais les notes se situent dans le Passage, là où c'est le plus difficile pour le ténor. Mais le vrai défi est le phrasé et le texte : il faut en comprendre chaque mot et Saint-Saëns écrit de très longues phrases et lignes mélodiques. En outre : d’un côté Samson doit incarner une certaine maturité, mais aussi la jeunesse. Vous avez besoin de brillance et de clarté vocales pour correctement positionner Samson d’un point de vue musical❞ Roberto Alagna (Prolog Wiener Staatsoper, Entretien croisé , 2018) WERTHER Musique : JULES MASSENET LIVRET : E. Blau, P. Milliet et G. Hartmann D'après Johann Wolfgang von Goethe ❝ Werther est un rôle difficile, un rôle qui tue sur scène mais aussi dans la vie. Depuis mon arrivée [à Bilbao], je ne réussis pas à dormir. C'est un orage, une torture (...). L'amour que Werther ressent pour Charlotte me parle beaucoup ... Chaque soir, on ne peut pas interpréter Werther de la même façon... On ne peut pas le préparer, il faut le vivre ! ❞ Roberto Alagna (Eklektika.com, Un Werther d'anthologie , 2015) Menu ZOOM SUR Haut de page
- CONTACT | Roberto Alagna
Adresses Contact - Management, Digital, Fans, Secrétariat, Presse, Label CONTACTS GENERAL MANAGER - AGENT EXCLUSIF Marinella Alagna Management Pour toute requête professionnelle relative à Roberto ALAGNA, merci de contacter son Agent exclusif à l'adresse suivante : E-Mail de Contact Professionnel : contact.marinellaalagna.manager@gmail.com > For any professional request regarding Roberto ALAGNA, please join his sole Manager at the following address: E-Mail for Professional Contact: contact.marinellaalagna.manager@gmail.com > COMMUNITY MANAGER - SECRETARIAT Messenger RobertoAlagna.Tenor Official : m.me/RobertoAlagna.Tenor > E-Mail de Contact Secrétariat, Fans & Infos : contactbox.robertoalagna@gmail.com > E-Mail de Contact WebMedia & Digital : Mail WebMedia & Digital > Demandes d'autographes : Mail Dédicaces >
- CHRONIQUES | Roberto Alagna
Index - Chroniques - Critiques - Revues de Presse Bas de page chroniques- INDEX PRODUCTIONS - CONCERTS - SPECTACLES VOIR TOUTES LES CHRONIQUES > 2021 2020 2019 SECTION EN CONSTRUCTION Ancre Chroniques 2021 Rang1 Basilica di San Francesco d'Assisi Italie CONCERTO di Natale THÈME : Concert de Noël ~ TV RAI 5 DATE : Enregistré le 18 décembre 2021 Diffusé sur Rai5 le 25 décembre 2021 DISTRIBUTION : Roberto Alagna - Tenor Hauser - Violoncelle I Piccoli Musici - Choeur d'enfants dirigé par Mario Mora William Eddins - Direction Orchestra Sinfonica Nazionale della Rai PROGRAMME : • Stille Nacht (Gruber + version en polonais en hommage à Jean-Paul II) • Ave Maria (Schubert) • Minuit, Chrétiens (Adolphe Adam) • Panis Angelicus (Franck) • Mille cherubini in coro (Schubert) LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Salle Gaveau, Paris France CONCERT SOLO Be Classical THÈME : Du Théâtre à l'Opéra DATE : 10 décembre 2021 DISTRIBUTION : Roberto Alagna - Tenor Mathieu Herzog - Direction Appassionato Ensemble PROGRAMME : • Leoncavallo – Pagliacci : Prologue "Si puo" • Petit – Thème de Cyrano de Bergerac • Alfano – Cyrano de Bergerac : "Je jette avec grâce mon feutre" • Mozart – Don Giovanni : Ouverture • Gluck – Iphigénie en Tauride : "Unis dès la plus tendre enfance" • Gounod – Polyeucte : "Source Délicieuse" • Verdi – Luisa Miller : "O fede negar potessi...quando le sere al placido" • Verdi – Luisa Miller : Ouverture • Giordano – Fedora : "Mia madre... Vedi io piango" • Giodano – Fedora : Intermezzo • Zandonai – Giulietta e Romeo : "Giulietta son io" • Verdi – Otello : "Ora e per sempre" Bis : • Massenet - Le Cid : "Ô souverain, ô juge, ô père" • Puccini - Tosca : "E lucevan le stelle" • Verdi - Otello : "Niun mi tema" • Leoncavallo – Pagliacci : Prologue "Si puo" • Complainte corse - A Capella LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Arena di Verona, Italie CONCERT DUO Aleksandra Kurzak & Roberto Alagna THEME : Puccini ~ House Debut DATE : 5 décembre 2021 DISTRIBUTION : Aleksandra Kurzak - Soprano Roberto Alagna - Tenor David Gimenez Carreras - Direction Orchestre de l'Opéra Royal de Wallonie PROGRAMME : • Tosca - « Mario, Mario…son qui » (Aleksandra Kurzak et Roberto Alagna) • Tosca - Prélude de l’acte 3 (Orchestre) • Tosca - « Recondita armonia » (Roberto Alagna) • Tosca - « Vissi d´arte » (Aleksandra Kurzak) • Manon Lescaut - Intermezzo (Orchestre) • Manon Lescaut - « Tu, tu, amore tu » (Aleksandra Kurzak et Roberto Alagna) • Madama Butterfly - « Viene la sera… » (Aleksandra Kurzak et Roberto Alagna) • Madama Butterfly - Prélude de l’acte 3 (Orchestre) • Madama Butterfly - « Tu, tu…piccolo Iddio » (Aleksandra Kurzak) • La Rondine - « Parigi! È la città dei desideri » (Roberto Alagna) • Le Villi - La Tregenda (Orchestre) • La Bohème - « O soave fanciulla » (Aleksandra Kurzak et Roberto Alagna) LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE MobWallonieConc21 MobConcBeClassical21 MobConcAssisi21 Staatsoper Hamburg, Allemagne CONCERT SOLO The Art of ... THEME : A life for Opera: from Händel to Wagner ~ House Debut DATE : 12 novembre 2021 DISTRIBUTION : Roberto Alagna - Tenor Morgane Fauchois-Prado - Piano PROGRAMME : • Pergolesi (Lo frate ‘nnamorato) 1732 « Ogni pena più spietata » • Händel (Serse) 1738 « Ombra mai fu » Gluck (Orfeo e Euridice) 1762 « Che farò senza Euridice » • Piano : Gluck (Orphée et Eurydice) Danse des ombres heureuses (arr. Sgambati) • Mozart (Così fan tutte) 1790 « Un’aura amorosa » • Gretry (Zemire et Azor) 1771 « Du moment qu’on aime » • Mehul (Joseph en Égypte) 1807 « Vainement Pharaon » • Piano : Rossini (Péchés de vieillesse) Hachis romantique • Donizetti (L’Elisir d’Amore) 1832 « Adina, credimi » < entracte > • Flotow (Martha) 1847 « Ach so fromm » • Wagner (Lohengrin) 1850 « Mein Lieber Schwan » • Tchaïkovski (Eugene Onegin) 1879 « Kuda, kuda » • Verdi (Otello) 1887 « Niun mi tema » • Puccini (La Rondine) 1917 « Parigi e la città » • Piano : Mascagni (Cavalleria Rusticana) Intermezzo • Alfano (Cyrano de Bergerac) 1935 « Sa lettre … Roxane Adieu » • Alagna (Le dernier jour d’un condamné) 2007 « Non, je ne suis pas un impie » Bis : • In Fernem Land (Lohengrin, Wagner) • Song of India (Sadko, Rimski-Korsakov) • O Sole mio (Chanson napolitaine) LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Staatsoper Unter den Linden in Berlin, Allemagne MADAMA BUTTERFLY Giacomo Puccini RÔLE : Pinkerton DATE : 28 août 2021 01 septembre 2021 04 septembre 2021 DISTRIBUTION : Aleksandra Kurzak - Cio-Cio-San Natalia Skrycka - Suzuki Roberto Alagna - B. F.Pinkerton Alfredo Daza - Sharpless Massimo Zanetti - Direction Eike Gramss - Mise en scène LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Arena di Verona, Italie CAVALLERIA RUSTICANA Pietro Mascagni PAGLIACCI Ruggero Leoncavallo RÔLE : Turiddu & Canio ~ Fest.Debut DATE : 31 juillet 2021 14 août 2021 DISTRIBUTION : Roberto Alagna - Turiddu & Canio Aleksandra Kurzak - Santuzza & Nedda Ambrogio Maestri - Alfio & Tonio Marco Armiliato - Direction Gabrielle Muccino - Mise en scène LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE MobButterfly21 MobConcTheArtOf21 MobCavPagVerona21 MobStDenis21 MobSamsonOrange21 Chorégies d'Orange, Théâtre Antique, France CONCERT TRIO Ildar Abdrazakov Ludovic Tézier & Roberto Alagna THEME : Nuit Verdienne DATE : 24 juillet 2021 DISTRIBUTION : Ildar Abdrazakov - Basse Roberto Alagna - Tenor Ludovic Tézier - Baryton Konstantin Chudovsky - Direction Orchestre National de Lyon PROGRAMME : • La forza del destino : ouverture • La forza del destino : air d’Alvaro « La vita è inferno all’inf elice… » (Alagna) • La forza del destino : duo Alvaro-Carlo « Solenne in quest’ora » (Alagna, Tézier) • Oberto, conte di San Bonifacio : air d’Oberto « Ei tarda ancor! L’orror del tradimento » (Abdrazakov) • I Lombardi alla prima crociata : Prélude de l’acte III • Rigoletto : air de Rigoletto « Cortigiani, vil • razza dannata » (Tézier) • Attila : duo Attila-Ezio «Tardo per gli anni, e tremulo» (Alagna, Abdrazakov) • Les Vêpres siciliennes : Ouverture • Don Carlo : Duo Filippo II-Rodrigo « Restate! Presso alla mia persona…» (Tézier, Abdrazakov) • Don Carlo : air de Filippo II « Ella giammai m’amò » (Abdrazakov) • Luisa Miller : air de Rodolfo « Quando le sere al placido » (Alagna) ( • Ernani : air de Carlo « Gran’ Dio!... Oh, de’verd’anni miei » (Tézier) • Macbeth : Prélude • Don Carlo : Un moine « Ei voleva regnare sul mondo » (Abdrazakov) • Don Carlo : air de Carlo « Io l’ho perduta » (Alagna) • Don Carlo : duo Carlo-Rodrigo « E lui!... desso!... l’Infante! O mio Rodrigo! » (Alagna, Tézier) Bis : La Quête, L'homme de la Mancha (Tézier) Funiculi, Funicula (Alagna et tutti) LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Chorégies d'Orange, Théâtre Antique, France SAMSON ET DALILA Camille Saint-Saëns RÔLE : Samson DATE : 10 juillet 2021 DISTRIBUTION : Roberto Alagna - Samson Marie-Nicole Lemieux - Dalila Nicolas Cavallier - Le Grand Prêtre Julien Véronèse - Abimélech Christophe Berry - Un messager philistin Nicolas Courjal - Un vieillard hébreu Marc Larcher - Premier Philistin Frédéric Caton - Deuxième Philistin Jean-Louis Grinda - Mise en scène Direction musicale - Yves Abel Orchestre Philharmonique de Radio France LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Basilique de Saint-Denis, Saint-Denis, France CONCERT SOLO Festival de Saint-Denis THEME : Chants sacrés et airs d'opéra ~ Fest.Debut DATE : 10 juin 2021 [Streaming] DISTRIBUTION : Roberto Alagna - Tenor David Gimenez Carreras - Direction Orchestre National d'Île de France PROGRAMME : • L'Arlésienne, suite (Bizet) [orchestre] • Pietà Signore (Stradella) • Panis Angelicus (Franck) • L'Enfance du Christ (Berlioz) • Rosamunde, entr'acte n°3 [orchestre] • Ave Maria (Schubert) • Le Cid, Ah tout est bien fini, (Massenet) • Lohengrin, prélude Acte 1 [orchestre] • Lohengrin, Nun sei bedankt (Wagner) • Lohengrin, In fernem Land (Wagner) • Lohengrin, Mein lieber Schwann (Wagner) Bis : • Ave Maria (Gounod) • Notre-Père - A Capella (Alagna) LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE MobNuitVerdienne21 Staatsoper Unter den Linden, Berlin, Allemagne LOHENGRIN Richard Wagner RÔLE : Lohengrin ~ Prise de rôle DATES : 13 décembre 2020 [Streaming] 19 décembre 2020 [Annulé Covid 19] 22 décembre 2020 [Annulé Covid 19] 28 décembre 2020 [Annulé Covid 19] 30 décembre 2020 [Annulé Covid 19] 03 janvier 2021 [Annulé Covid 19] DISTRIBUTION : René Pape - Heinrich le vogler Roberto Alagna - Lohengrin Vida Mikneviciute - Elsa de Brabant Marti Gantner - Friedrich von Telramund Ekaterina Gubanova - Ortrud Matthias Pintscher - Direction Musicale Calixto Bieito - Mise en scène Rebecca Ringst - Scénographie Ingo Krügler - Costumes Orchestre et chœurs Staatsoper Berlin unter der Linden LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Wiener Staatsoper, Vienne, Autriche PAGLIACCI Ruggero Leoncavallo RÔLE : Canio- Pagliaccio DATES : 30 octobre 2020 02 novembre 2020 [+Streaming] 05 novembre 2020 [Annulé Covid 19] 09 novembre 2020 [Annulé Covid 19] 12 novembre 2020 [Annulé Covid 19] DISTRIBUTION : Aleksandra Kurzak - Nedda Roberto Alagna - Canio Ambrogio Maestri - Tonio Sergey Kaydalov - Slivio Marco Armiliato - Direction Musicale Jean-Pierre Ponnelle - Mise en scène Orchestre et chœurs de l'Opéra de Vienne LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Bayerische Staatsoper, Münich, Allemagne MADAMA BUTTERFLY Giacomo Puccini RÔLE : Pinkerton DATES : 16 octobre 2020 18 octobre 2020 23 octobre 2020 DISTRIBUTION : Aleksandra Kurzak - Cio-Cio-San Alisa Kolosova - Suzuki Roberto Alagna - B.F. Pinkerton Markus Brück - Sharpless Carlo Bosi - Goro Nakodo Daniele Callegari - Direction Musicale Loup Busse - Mise en scène Otto Stich - Décor Silvia Strahammer - Costumes Stellario Fagone - Chœurs Bayerisches Staatsorchester Chœur du Bayerische Staatsoper LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Ancre Chroniques 2020 Rang1 MobPag20 MobButterf20 Gran Teatro del Liceu, Barcelone, Espagne CAVALLERIA RUSTICANA Pietro Mascagni PAGLIACCI Ruggero Leoncavallo RÔLE : Turiddu & Canio DATES : 05 décembre 2019 09 décembre 2019 13 décembre 2019 18 décembre 2019 [+Radio] DISTRIBUTION : Roberto Alagna - Turiddu & Canio Aleksandra Kurzak - Nedda Elena Pankratova - Santuzza Gabriele Viviani - Tonio & Alfio Henrik Nánási - Direction Musicale Damiano Michieletto - Mise en scène Orchestre et Chœurs Teatro Liceu de Barcelone LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Opera National de Paris Bastille, Paris, France DON CARLO Giuseppe Verdi RÔLE : Don Carlo DATES : 25 octobre 2019 28 octobre 2019 31 octobre 2019 04 novembre 2019 07 novembre 2019 11 novembre 2019 DISTRIBUTION : Roberto Alagna - Don Carlo René Pape - Philippo II Aleksandra Kurzak - Elisabeth De Valois Etienne Dupuis - Rodrigo Vitalij Kowaljow - Le Grand Inquisiteur Anita Rachvelishvili - Princesse Eboli Fabio Luisi - Direction Musicale Krzysztof Warlikowski - Mise en scène Małgorzata Szczęśniak - Décors Costumes Orchestre et Chœurs ONP LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Royal Opera House, Londres, Royaume-Uni ANDREA CHENIER Umberto Giordano RÔLE : Andrea Chenier DATES : 24 mai 2019 28 mai 2019 31 mai 2019 03 juin 2019 06 juin 2019 09 juin 2019 DISTRIBUTION : Roberto Alagna - Andrea Chenier Sondra Radvanovsky -Maddalena di Coigny Dimitri Platanias - Carlo Gérard Rosalind Plowright - Comtesse de Coigny Christine Rice - Bersi Elena Zilio - Madelon Stephen Gadd - Pietro Fléville Germán E Alcántara - Dumas Aled Hall - L'Abbé, un poète Carlo Bosi - L'Incroyable, un espion David Stout - Roucher Jeremy White - Schmidt Daniel Oren - Direction Musicale David McVicar - Mise en scène Orchestre et Chœurs ROH of London LIRE LES CRITIQUES ICI > REVUE DE PRESSE Ancre Chroniques 2019 Rang1 MobDonCarlo19 MobChenier19 SECTION EN CONSTRUCTION SECTION EN CONSTRUCTION Haut de page
- CRITIQUES - REVUES DE PRESSE p2 | Roberto Alagna
Extraits - Chroniques - Critiques - Revues de Presse Index CHRONIQUES Bas de page CRITIQUES - REVUE DE PRESSE 2021 2021-Cav&Pag-Verona 2021-Butterfly-Berlin 2021-Concert-Hamburg 2021 2021-ConcertPuccini-Liège 2021-Concert-Gaveau 2021-Concert-Assisi PRECEDEMMENT en 2021 >> Extraits21-p2line1 Chro-CavPagVeron21 Cliquez sur l'image pour consulter la fiche de description en INDEX Cavalleria Rusticana, mascagni & Pagliacci, Leoncavallo | ARENA DI Verona 31 JUILLET & 14 août 2021 IERI OGGI DOMANI - FRANCESCO LODOLA | ❝THE LAST DIVO, TRIUMPHANT DEBUT of Roberto Alagna at the Arena Di Verona . Today, no other tenor in the world gives off his charisma. Not only for his voice - still the most beautiful in the world - but also for his moving naturalness and innate instinct that makes him naturally a divo, without artifice nor affected postures. A temperamental Turiddu who wins the hearts from the Sicilian song. An intense complex Canio, embodied to perfection, both in gesture and vocal accent ❞ EXCERPT (translated from Italian): " The last Divo! ": This is just one of the acclamations that welcomed Roberto Alagna's triumphant Arena debut. Let's clear the field immediately: it is a thought we share. Today, no other tenor in the world gives off the charisma of Alagna. It is not only his voice, which is still the most beautiful in the world, but it is the naturalness with which he moves on stage, his innate instinct that makes him naturally a divo, without artifice nor affected postures. His temperamental Turiddu wins the hearts from the Sicilian song (launched with a lot of Sicilian linguistic sounds), highlighting the machismo of the relationship with Santuzza and the fragility in the last greeting to his mother. In the same way Canio is embodied with profound intensity, constructing to perfection - both in the gesture and in the vocal accent- all the smallest neuroses of a character so complex in his dualism of man and actor. The last divo? Yes sure." LA BARCACCIA - LOREDANA ATZEI | ❝DOUBLE BILL TRULY ENGAGING AND EXCITING at the Arena Di Verona . A splendid Turiddu, with a passionate temperament, expressing many different nuances both vocally and acting. In Pagliacci, Roberto Alagna in great form sings everything at his best without sparing himself in breath, and with great generosity in interpretation ❞ EXCERPT (translated from Italian): "Double bill at the Arena truly engaging and exciting. The Cavalleria Rusticana opens with the song "O Lola c 'hai di milatti la cammisa ..." in the version modified by Alagna that corrects the shot and brings the text back to a more authentic Sicilian dialect. He plays a splendid Turiddu, with a passionate temperament but not devoid of compassion. Both vocally and acting, he is able to express all the different nuances. […] In Pagliacci, Alagna in great form sings everything at his best without sparing himself in breath, and with great generosity in interpretation. At the end of the aria "Vesti la giubba ..." the audience insistently requested an encore. […] In short, two great shows: one at 9 pm ... and the other at 11 pm. A really nice evening." MTG LIRICA - MARIA TERESA GIOVAGNOLI | ❝TWO HEARTFELT, INTENSE AND FULL OF LIFE INTERPRETATION. Passionate Turiddu, overwhelming Canio, both conveyed by a voice still in great shape after so many years of career, stable and magnificently projected forward, so much so as to thrust the tenor to dare how and when he wants ❞ EXCERPT (translated from Italian): " The couple of the evening, Roberto Alagna and Aleksandra Kurzak , really attracted a large number of spectators who certainly surpassed those of the premiere and we must say that they even paid homage to the two performers several times during the show in the Arena Di Verona . Alagna is both Turiddu in Cavalleria and Canio in Pagliacci: the audience expects two heartfelt, intense and full of life interpretations and he pleases them. As much his Turiddu is passionate, at times intriguing and boyish, so much Canio is overwhelming almost over the top, conveyed by a voice that we still find in great shape after so many years of career, stable and magnificently projected forward, so much so as to thrust the tenor to dare how and when he wants. " FORUM OPERA - YANNICK BOUSSAERT | ❝DES DÉBUTS TONITRUANTS. Dans Cavalleria Rusticana, la cantilène Sicilienne est irréprochable, le timbre et l’engagement vocal épouse la virilité du personnage. Une fougue vocale qui culmine dans un brindisi solaire et sonore, des accents aussi naturels que déchirants. Le “Vesti la giubba” de Pagliacci est chanté tout en crescendo. Le timbre et le phrasé se conjuguent au service du texte. Une longue ovation méritée, ponctuée de demandes de bis. ❞ EXTRAIT (publié en français): " Aussi étrange que cela puisse paraitre, Roberto Alagna ne s’était jamais produit aux Arènes de Vérone. Grâce à la volonté de la directrice Cécilia Gasdia, c’est désormais chose faite depuis le samedi 31 juillet. Des débuts, et quels débuts ! Aux côtés de sa compagne à la ville, le ténor français endosse consécutivement les rôles de Turiddu et Canio cependant qu’Aleksandra Kurzak lui donne la réplique en Santuzza et Nedda. […] Dans la pièce « sicilienne », c’est hors scène que les festivaliers le découvrent. La cantilène est irréprochable, le timbre et l’engagement vocal épouse la virilité du personnage. Le portrait du séducteur s’anime dans une fougue vocale qui culmine dans un brindisi solaire et sonore. Dans la dernière scène avec Mamma Lucia, Roberto Alagna fend l’armure de Turiddu et laisse passer toutes les fissures et la peur existentielle du personnage dans des accents aussi naturels que déchirants. […] Dans Pagliacci, on retrouve nos trois principaux chanteurs et leurs qualités. […] Roberto Alagna délivre un « vesti la giubba » tout en crescendo où le timbre et le phrasé se conjuguent au service du texte. Il recevra une longue ovation méritée, ponctuée de demandes de bis." TOUTE LA CULTURE - PAUL FOURIER | ❝MIRACLE DES GRANDS SOIRS, ENCHANTEMENT à l'Arena Di Verona . Avec la distribution flamboyante de ce soir, on a atteint des sommets. Splendide spectacle, une de ces grandes soirées qui portent très haut la quintessence de l’opéra dramatique italien. TURIDDU puriste, vocalement, la clarté de la prononciation est parfaite. Le duo avec Santuzza - presque dérangeant tant le couple est en fusion et que les sentiments ambivalents d’amour et de haine sont là si bien mis en évidence - est d'anthologie. PAGLIACCIO suprême, Alagna rappelle sa filiation avec les grands Canio du passé, Caruso en tête. Son 'Vesti la giubba' magnifié est un condensé d'art brut qui laisse pantois. Conscient du moment d'exception, le public tentera en vain de lui arracher un bis. L’orchestre répond aux tentatives désespérées de Nedda / Kurzak et aux emportements somptueusement dramatiques de Canio dans un saisissant "No, Pagliaccio non son". Le tenor va crescendo, et se consume sur scène. On touche là au sublime. ❞ EXTRAIT (publié en français): " Avec la distribution flamboyante réunie ce soir et la direction de Marco Armiliato, on a atteint des sommets. [...] Dans CAVALLERIA RUSTICANA, en puriste, Roberto Alagna ouvre la représentation, en coulisses, par la cantate "Lola ca di latti la cammisa" en dialecte sicilien. Lorsqu’il réapparaît ensuite, c’est un homme pressé, sanguin, bien peu intéressé par cette Santuzza qui se dresse sur sa route. Vocalement, une fois de plus, la clarté de la prononciation est parfaite et doit être particulièrement appréciée par les Italiens présents. [...] Le duo entre Santuzza et Turiddu est presque dérangeant tant le couple est en fusion et que les sentiments ambivalents d’amour et de haine sont là si bien mis en évidence. Le "A te la male pasqua" prémonitoire que Kurzak lance à Alagna est l’aboutissement magnifique de ce duo d’anthologie qui saisit toute l’assistance. D’autant que le jeu est au diapason notamment lorsque ténor se retournant du haut des escaliers, semble percuté par cette menace… moment de réflexion du personnage qui perçoit la bascule qui va lui être funeste. [...] Son "Mamma, quel vino" est extrêmement émouvant [...] Le ténor fait une fois de plus la démonstration extraordinaire de ce mélange de force, de fragilité et d’humanité qu’il sait mener au plus haut, mélange qui n’appartient qu’à lui, maître qu’il est dans ce répertoire qui lui est cher, car il sait en faire émerger l’essence pour le magnifier. [...] PAGLIACCO suprême - Après l’entracte, [...] on retrouve Alagna fanfaronnant dans son air d’entrée ("Une grande spettacolo"). Et le miracle se reproduit… Roberto Alagna rappelle là sa filiation avec les grands Pagliaccio du passé, Caruso en tête, en magnifiant le "Vesti la giubba" en un subtil dosage de déclamation triste et de vibrato contrôlé pour l’émotion. Ce condensé d’art brut laisse pantois et c’est en vain que le public, conscient du moment d’exception, tentera de lui arracher un bis. On sait que le ténor, par principe, n’en donne jamais. [...] Le ténor va crescendo, se consumant sur scène ; l’on touche là au sublime. Jouant d’abord l’indifférence feinte, Aleksandra Kurzak trouve alors les accents de désarroi puis se lâche dans un cri de défi saisissant, menant la tension à son comble lorsqu’Alagna, assassin de Nedda, conclut avec « La commedia e finita » dans un sanglot. C’est ainsi que se termine l’une de ces grandes soirées qui portent très haut la quintessence de l’opéra dramatique italien, en un lieu fait pour recevoir tous les excès, même les plus beaux. Dans leur petite caravane, ces saltimbanques – si utiles, si nécessaires, si talentueux – sont arrivés et ils nous ont donné là, plus qu’un splendide spectacle. Dans une période singulière, ils nous ont offert le miracle d’un moment de ravissement voire même d’enchantement." LA VERDAD - JOAQUIN GOMEZ GOMEZ | ❝THE OUTSTANDING BRILLIANCE OF ROBERTO ALAGNA. ‘Il grande tenore' brought the Arena Di Verona audience to its feet. He sang both Cavalleria and Pagliacci. In both his singing was exemplary and his interpretation was thrilling. A monumental Cavalleria. A masterful Pagliacci, overwhelming by the power of his humanity ❞ EXCERPT (translated from Spanish): "In 'Cavalleria ', his opening serenade (Siciliana) exuded the scent of passion, like Etna erupting near Catania at its foothills, with almost magical accent on all the vowels including ‚u‘, which Kraus said was the most difficult to adjust on the facial resonators. His duet with Santuzza, performed by his beloved wife Aleksandra Kurzak with great emphasis and wonderful vocal expression, had a controlled overflow. The highlight was his toast ('Viva il vino spumeggiante'). He climbed on the table at the Easter Sunday celebration and his voice echoed aloud from above, reaching every corner of the vast coliseum. The brightness of the vowels ‚i‘ and ‚e‘ reached the lineage of Corelli, the phrasing with incorporated legato reminded me of Bergonzi. It was so exciting and brimming with great fantasy, as if it were an act of love; so much that even my heart sped up in crescendo and I had to take Sumial 40 mg in prevention of tachyarrhythmias, which I sometimes have. Then his finale, the famous 'Addio a la Mamma', had the required brilliance and also chiselled each phrase, with a vocal expression of a son saying goodbye to his mother, because he knows he is going to die. A monumental 'Cavalleria'. What to say about „Pagliacci “: His 'ventrite ore' was anthological, placing a ‚B‘ note on the vowel ‚e', pure, bright, full, prolonged, showing a homogeneous, uniform and harmonious register in his vocal range, in a Pertile-like style, as Alagna‘s vocal teacher was the pupil of the excellent tenor Aureliano Pertile, much admired by Kraus for his great singing technique. Alagna‘s 'Vesti la giubba' began with great lyricism in piano to grow then in intensity, setting the audience on fire. Such was the enthusiasm that the viewers shouted "encore, encore". Alagna, humbly and with his personal modesty, persisted and continued the scene. Nedda was wonderfully interpreted by Kurzak and her singing offered a real masterclass in her part, reminiscent in some aspects of the famous Monserrat Caballé. Finally Roberto, in his 'No! Pagliaccio non son', put all his marvelous technique and the passion of a free man into play with an overwhelming power. The power of his humanity. (…) Roberto Alagna - a great master in the history of operatic singing, a man, an artist for eternity. IMPICCIONE VIAGGIATORE - ANDREA MERLI | ❝AN ABUNDANTLY WELL-DESERVED TRIUMPH. In spectacular vocal and physical shape, Alagna once again proved to be a remarkable Artist, endowed with an overwhelming personality, an undeniable theatrical instinct and a great charisma. Both priceless for the palpable emotion that they managed to convey in Cavalleria Rusticana, the couple Alagna/Kurzak hit the mark again in Pagliacci. Alagna offers a bright, resounding and at the same time very sweet Turiddu. In Pagliacci, his “Vesti la giubba” remains one of the magical moments of the evening in terms of intensity and scenic truth ❞ EXCERPT (translated from Italian): " The only performance in the Arena di Verona of Cavalleria Rusticana and Pagliacci by Roberto Alagna and his partner in life Aleksandra Kurzak : no need to say that the return - finally! - of the Italian-French tenor, was awaited “con febbril ansia evidente” [with febrile anxiety evident], paraphrasing Chenier's Incredible, after the Fedora at the Teatro alla Scala postponed due to Covid, but it will be proposed next season, we have attended a predictable and abundantly well-deserved triumph. In spectacular vocal and physical shape, Alagna once again proved to be a remarkable Artist, endowed with an overwhelming personality, an undeniable theatrical instinct and a great charisma. Alagna offers a bright, resounding and at the same time very sweet Turiddu , far from the image of the overbearing and prevaricating super macho, already in the "Siciliana" sung by changing a few words and thus making it even more Sicilian (on the phone he told me that Roberto Stagno, the first performer in 1890 and a true Sicilian, reproached Mascagni and indirectly Targioni-Tozzetti and Menasci for the lack of relevance of the stornello to his own language and to Verga's one) Alagna offers an unusual aspect of the man in love at the same time with two women, still attracted by Lola, who has not waited for his return from the military, and sincerely attached to Santuzza, whom in fact he recommends to his mother in the famous farewell. An affection that transpires, even in the vast Arena's space, for the perfect symbiosis with the Santuzza by Aleksandra Kurzak, to underline the fact that they went on stage without ever having rehearsed on stage before. Between the two, "chemistry" develops in the duet "Bada Santuzza" where Turiddu struggles to refrain from kissing, hugging and comforting her. Both priceless for the palpable emotion that they managed to convey. In Pagliacci , the couple Alagna - Kurzak hit the mark again [...] Once again the wife murderer acquires unusually human traits, despite the blasphemous crudeness of the text. We understand the emotional upset of Canio who, for a moment almost tries to win back his bride during the Arlecchinata of the second part. Nedda, with the talented Silvio by Mario Cassi, performs a poignant duet after the famous ballatella and finally finds new strength in affirming her independence at the cost of her life. There is something surprising in this singer who a few years ago still sang the Queen of the Night, for her interpretative character. Finally, Alagna's “Vesti la giubba” remains one of the magical moments of the evening in terms of intensity and scenic truth " THE BLOGART POST | ❝ROBERTO ALAGNA’S STAR SHONE ABOVE ALL, absolute protagonist of the evening in the double role, thrilling the audience with his stage presence and beautiful voice ❞ EXCERPT (translated from Italian): " In the cast gathered for this last performance of the diptych, Roberto Alagna ’s star shone above all, absolute protagonist of the evening in the double role of Turiddu and Canio; the Italian-French tenor, thanks to his stage presence and his beautiful voice, was able to offer a performance capable of thrilling the Arena di Verona audience. […] At the end of the performance, warm applause praised the cast, confirming the success of this last run and highlighting once again how the challenge of the Verona Arena this year was won again despite a thousand difficulties. " IERI OGGI DOMANI - FRANCESCO LODOLA | ❝In the cast gathered for this last performance of the diptych, Roberto Alagna ’s star shone above all, absolute protagonist of the evening in the double role of Turiddu and Canio; the Italian-French tenor, thanks to his stage presence and his beautiful voice, was able to offer a performance capable of thrilling the Arena di Verona audience. […] At the end of the performance, warm applause praised the cast, confirming the success of this last run and highlighting once again how the challenge of the Verona Arena this year was won again despite a thousand difficulties. ❞ EXCERPT (translated from Italian): "Few singers have the ability to be true on stage. Few artists know how to instantly create the word on the stage, make it spontaneous, as if those syllables were born in that very moment on their lips. Few, even among the great, managed to create this. It is a gift. Roberto Alagna possesses this gift, and so the second performance of his Turiddu and his Canio at the Arena di Verona (replacing the originally planned tenor), is different from the first, because new reflections emerge of the two kaleidoscopic interpretations collectively. Enjoying this greatness as an interpreter and as a singer (his voice is always the most beautiful and luminous) is a joy. There is an infinite youth, the youth of an artist who, despite having a very long experience on his shoulders, is there to take the audience by the hand and drag them to enthusiasm." Chro-Butterfly21 Cliquez sur l'image pour consulter la fiche de description en INDEX MADAMA BUTTERFLY, PUCCINI | STAATSOPER UNTER DEN LINDEN, BERLIN 29 AOÛT 01-04 SEPT 2021 BERLINER ZEITUNG | ❝HOW OPERA SHOULD BE ❞ EXCERPT (translated from German) : "Great cheers in the Staatsoper Unter den Linden. Frenetic applause after Puccini's “Madama Butterfly” at the State Opera, Aleksandra Kurzak and husband Roberto Alagna gave a brilliant and overwhelming performance, the Staatskapelle under Massimo Zanetti was also celebrated, that's how opera should be! " Chro-TheArtOf2021 Cliquez sur l'image pour consulter la fiche de description en INDEX CONCERT, THE ART OF ROBERTO ALAGNA | STAATSOPER, HAMBURG A LIFE FOR OPERA, 12 NOV 2021 HAMBURGER ABENDBLATT - MARCUS STÄBLER | ❝Strong debut. An amazingly intimate atmosphere. Not only an exceptional singer, but also a sensitive musician. With Wagner, impressive to see how he gets close to a language that is foreign to him. His brightly luminous sonority radiates into the room. Gripping expressiveness. The audience reacts with bursts of bravos. Standing ovation. ❞ EXCERPT (translated from German) : " The French-Italian star tenor began his solo evening at the Staatsoper Hamburg - the start of a new series - with four arias from the Baroque and Classical periods. He was able to create an amazingly intimate atmosphere with the pianist Morgane Fauchois-Prado. Above all, Alagna sang delicate notes with his eyes closed, took a verse of Pergolesi's Ascanio back to pianissimo and demonstrated that he is not only an exceptional singer, but also a sensitive musician. [...] In “Du moment qu’on aime” by Grétry, the tenor is visibly at home, he has this music not only in his voice, but also in his body. [...] With the support of his pianist partner, he enjoys to the full the soft colors, the melodies and the nuances. It is the same with the heartrending "Adina credimi" from "L’elisir d'amore" by Donizetti. The audience reacts with bursts of bravos. [Alagna] smiles like a shy boy who realizes he is loved. Sympathetic. In the second half of the program, the tenor turns the control further up, increasing dynamics and intensity of his performance. Alagna ventures into the German repertoire, with Wagner's Lohengrin, which he canceled in Bayreuth in 2018 and then performed on stage in a live stream from the Berlin State Opera [during the Covid outbreak] in 2020. It's impressive to see how he gets close to a language that is foreign to him and how his brightly luminous sonority radiates into the room. [...] His Verdi moment becomes the climax. The way in which Otello - Desdemone's jealous murderer - is broken by his act and finally stabs himself, the tenor sings it and lives it with gripping expressiveness and when needed, with a pinch of steel in the tone. After a magnificent interlude by the pianist and two lesser-known arias, he comes to the end of his strong debut at the Staatsoper with some encores, which he ends with a genuine tenor hit: "O sole mio", wonderfully ardent and belt out, which the audience celebrates with blown kisses and a standing ovation. " Chro-ConcPucciniLiège21 Extraits21p2Line2 Cliquez sur l'image pour consulter la fiche de description en INDEX CONCERT PUCCINI | OPERA ROYAL DE LIEGE WALLONIE, LIEGE 5 DEC 2021 (avec Aleksandra Kurzak) ÔLYRIX - VOJIN JAGLICIC | ❝Vives couleurs italiennes dès son entrée sur scène, une interprétation vectrice d'émotion, un jeu d'acteur délicat et mesuré, un diapason médian posé et nourri pleinement exploité, des aigus puissants, une sonorité scintillante et lyrique en duo, une alchimie amoureuse transposée dans les personnages et les voix, un torrent d'éloges et d'acclamations aux artistes ❞ EXTRAIT (publié en français) : "Le couple lyrique Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak fait ses doubles-débuts à l' Opéra Royal de Wallonie-Liège [...] Le programme choisi est exclusivement consacré à Puccini (reprenant en partie le programme du dernier album de ce duo lyrique : Puccini in love). Cet après-midi musical s'élance 'in medias res' : d’emblée dans la dramaturgie musicale du maître italien, avec le duo "Mario, Mario" de Tosca. [...] Roberto Alagna déploie ses vives couleurs italiennes dès son entrée sur scène, accompagné des applaudissements de la salle. Son interprétation transmet l'émotion des personnages qu'il incarne, soutenue par un jeu d'acteur délicat et mesuré. Le diapason médian est posé et nourri, pleinement exploité dans les parties chantées en douceur. Les aigus sont puissants mais, notamment au début de la deuxième partie, ont des cimes légèrement crispées. Il retrouve pleinement sa voix et son jeu avec "Parigi! È la città dei desideri" de La Rondine, une ode sonore et suave à la capitale française où le ténor présentera prochainement son récital soliste "Du Théâtre à l'Opéra" [...] Les duos des solistes plongent le public dans une sonorité scintillante et lyrique. L'alchimie amoureuse du couple se transpose chez les personnages et dans les voix. Ce concert aux couleurs de Noël s'achève par plusieurs bis, dont deux sommets du répertoire de Puccini ("O mio babbino caro" et "E lucevan le stelle") qui siéent justement à la tessiture et à la sensibilité de chacun. Après plusieurs Dziękuję! ("Merci" en polonais) qui résonnent dans la salle, le duo offre en cadeau "L'Heure exquise" de La Veuve joyeuse, chacun le chantant dans sa langue. Roberto Alagna clôture cet après-midi lyrique par un chant corse a cappella, récompensant un public plus qu'admiratif qui offre en retour un torrent d'éloges et d'acclamations aux artistes." Chro-BeClassical21 Cliquez sur l'image pour consulter la fiche de description en INDEX CONCERT, BE CLASSICAL | SALLE GAVEAU, PARIS DU THÉÂTRE A L’OPÉRA, 10 DEC 2021 FORUM OPERA - CHRISTIAN PETER | ❝Un concert éblouissant. En un programme original qui tient sans cesse notre curiosité en éveil, notre ténor national - élégant dans un magnifique smoking noir, se glissant avec aisance dans la peau de ses personnages même en concert - aligne avec conviction des morceaux connus mais peu souvent donnés en concert et des raretés absolues. Au fil de pages de styles contrastés, il fait entendre un medium ample et solide, une maîtrise parfaite de la déclamation lyrique, de la sobriété et une émotion palpable, un legato impeccable orné de fines nuances, une grande intensité dramatique. Pleinement convaincant dans de longues scènes poignantes réclamant un investissement théâtral et vocal important, il passe ensuite sans transition de la scène du tombeau de "Giuletta e Romeo" de Zandonai où nous avons l’impression de revoir le Roméo qu’il était il y a trente ans avec sa silhouette juvénile à l’ "Ora e per sempre" d’Otello qu’il chante avec un aplomb et une autorité incroyables … Après un programme aussi chargé, quel autre ténor aujourd’hui alignerait en bis l’air du Cid, Tosca et Otello avec une telle insolence vocale ? Sans une once de fatigue perceptible dans sa voix, il offre une interprétation spectaculaire du Cid, un vibrant "E Lucevan le Stelle" dans lequel il multiplie les diminuendi et les piani tenus, puis toute la scène finale d’Otello "Nium mi tema". Il rechante le prologue de Pagliacci, conclut la soirée avec une berceuse corse a capella et s’en va heureux sous les acclamations, presque à regret de quitter la scène. ❞ EXTRAIT (publié en français): " Comme l’indique le titre du concert "Du Théâtre à l’Opéra", notre ténor national avait choisi de rendre hommage aux grands auteurs dramatiques, d’Euripide à Edmond Rostand, en passant par Shakespeare, Corneille, Schiller, et d’autres, à travers un programme original d’airs d’opéras français et italiens. Un programme comme on les aime, qui aligne des morceaux connus mais peu souvent donnés en concert, et des raretés absolues, un programme qui tient sans cesse notre curiosité en éveil, surtout lorsqu’il est interprété avec autant de conviction. Roberto Alagna possède en effet cette faculté de se glisser avec aisance dans la peau du personnage qu’il interprète, même en concert, au point de devenir sous nos yeux ce personnage le temps d’un air. Le récital s’ouvre avec le prologue de Pagliacci qui évoque comme chacun sait la vie des théâtreux, un choix audacieux puisqu’il s’agit d’un air de baryton dans lequel notre ténor, très élégant dans un magnifique smoking noir, fait entendre un medium ample et solide, délicatement ambré. Suivent trois pages d’opéras français de styles contrastés, « Je jette avec grâce mon feutre » extrait du Cyrano de Bergerac d’Alfano que le ténor a chanté à maintes reprises depuis sa prise de rôle à Montpellier en 2003 et dont il livre une interprétation teintée d’une ironie caustique, « Unis dès la plus tendre enfance » de Gluck, qui lui permet de camper un Oreste touchant avec une grande retenue et une maîtrise parfaite de la déclamation lyrique, enfin un air du Polyeucte de Gounod, « Source délicieuse », sobre et émouvant. La seconde partie du concert, entièrement dédiée à l’opéra italien commence avec Luisa Miller. Après un récitatif poignant, le ténor interprète « Quando le sere al placido » avec un legato impeccable orné de fines nuances et une émotion contenue mais palpable. Puis il nous propose deux pages d’une grande intensité dramatique, tout d’abord un extrait de la Fedora de Giordano dont il chante, non pas l’habituel « Amor ti vieta » mais la grande scène qui conclut l’acte deux, constituée de trois airs qui se succèdent, entrecoupés par des répliques de la soprano, ici supprimées. Cette longue scène poignante qui réclame un investissement théâtral et vocal important constitue sans nul doute l’un des temps forts de la soirée. Roberto Alagna s’y montre pleinement convaincant. Puis il nous fait découvrir une rareté absolue, Giulietta e Romeo de Zandonai dont il propose un extrait de la scène du tombeau. Alors nous avons soudain l’impression de revoir le Roméo qu’il était il y a trente ans avec sa silhouette juvénile, exprimer son désespoir. Sans transition surgit ensuite sous nos yeux le Maure de Venise dans une page tendue de l’Otello de Verdi, « ora e per sempre » qu’il chante avec un aplomb et une autorité incroyables. Après un programme aussi chargé on aurait pu penser que Roberto Alagna allait nous proposer quelques pages légères en bis. Que nenni ! Il nous offre pour commencer une interprétation spectaculaire de l'air du Cid « O souverain, O juge » sans qu’une once de fatigue ne soit perceptible dans sa voix, puis un « E lucevan le stelle » vibrant, dans lequel il multiplie les diminuendi et les piani tenus, et enfin toute la scène finale d’Otello « Niun mi tema ». Quel autre ténor aujourd’hui alignerait en bis, Le Cid, Tosca et Otello avec une telle insolence vocale ? Mais le public en délire en réclame toujours plus, alors il rechante le prologue de Pagliacci après avoir expliqué avec malice qu’il n’était pas pleinement satisfait de sa première interprétation. Il conclut enfin la soirée avec une berceuse corse a capella et s’en va heureux sous les acclamations, presque à regret de quitter la scène." ITEATRIDELLEST - LOREDANA ATZEI | ❝Une grande solidité dans les registres medium et grave, un texte parfaitement articulé phrasé avec douceur et sensibilité exacerbée. Eclat sans faille des notes aiguës, douceur du legato, nuances interprétatives, tension dramatique, maîtrise vocale exceptionnelle, longueur du souffle, extraordinaire capacité de donner vie au personnage. Musicalité exceptionnelle, gamme infinie de couleurs et de diminuendos d'une richesse emphatique. Le public reste sans souffle et complètement captivé. Une ovation debout le rappelle sur scène, il y répond avec générosité. La beauté de son timbre, sa facilité d'émission, sa puissance et sa grande expressivité restent inchangées. Avec plus de 30 ans de carrière, le ténor se tient encore fermement au sommet de la vague ❞ EXTRAIT (traduit de l'Italien): "La musique et le chant, donc, en tant que forme d'art complet sont capables d'atteindre le cœur et d'expliquer l'âme humaine encore mieux que les mots. Et c'est ce qu'Alagna apporte immédiatement en scène. A commencer par le choix de débuter le récital par ce qui est un véritable manifeste de l'opéra vériste : le Prologue de "Pagliacci" de Leoncavallo [...] . Bien qu'il s'agisse d'une pièce pour baryton, Alagna l’exécute bien, montrant une grande solidité dans les registres médium et grave, un texte parfaitement articulé, phrasé avec douceur et sensibilité exacerbée. Dans "Al par di voi respiriamo l'aere...", il nous donne l'occasion d'apprécier son registre aigu et la grande tenue de son souffle. Le reste du récital est un hommage aux grands personnages de la littérature, comme le Cyrano de Rostand dans l'opéra splendide, difficile et rarement joué d'Alfano. Alagna interprète ensuite "Je jette avec grâce mon feutre". Un rôle, celui de Cyrano [...] qui lui convient particulièrement bien, lui donnant l'occasion de montrer tant son aspect jovial et gascon que son aspect sentimental et tragique [...]. Nous passons ensuite à Iphigénie en Tauride de Gluck [...] avec "Unis dés la plus tendre enfance". [...] La douceur du legato et les nuances interprétatives maintiennent la tension dramatique élevée sans la forcer. La première partie de la soirée se termine par "Source Délicieuse". Le splendide air de Polyeucte de Gounod [...] est divinement interprété avec un phrasé doux et l'éclat sans faille des notes aiguës. Mais le meilleur est encore à venir. La deuxième partie s'ouvre sur une autre de ses pièces maîtresses. Le célèbre air de Luisa Miller "O fede negar potessi...Quando le sere al placido" que le ténor interprète en l'enrichissant de couleurs et avec une maîtrise vocale exceptionnelle capable de soutenir longuement "Ah mi tradia..." de la première partie, puis d'exécuter des pianissimi éthérés, pour les renforcer à nouveau dans l'élan de colère de l'amant qui se croit trahi. Des évolutions dignes d’une véritable " montagne russe " vocale que seule une parfaite maîtrise du souffle et du soutien peut assurer. Tout cela combiné à l'extraordinaire capacité de donner vie au personnage. Avec ses doutes, ses passions, ses affections. [...] Il le prouve une fois de plus en donnant corps et sentiments à Loris Ipanoff dans le long passage de Fedora, "Mia madre...vedi io piango" dans lequel on est complètement bouleversé par la tragédie du comte qui, trahi, devient meurtrier, et nous comprenons sa souffrance et sa noblesse. C'est l'un de ces moments au théâtre qui se produisent rarement, où le temps semble s'arrêter, où les couleurs deviennent plus intenses, où le cœur bat plus vite et où le public reste sans souffle et complètement captivé. Ses débuts de "Fedora" prévus l'année prochaine à la Scala de Milan, promettent d'être un événement exceptionnel. Avec "Giulietta son io" de "Giulietta e Romeo" de Zandonai, il revient et nous offre une interprétation belle et déchirante, puis reprend un autre de ces rôles dans lesquels il ne cesse de surprendre. L'Otello de Verdi avec "Ora e per sempre" conclut le programme officiel par une célébration de l'un des plus grands auteurs de théâtre de tous les temps : William Shakespeare. Mais le public, insatiable, réclame avec insistance des encores, que la générosité du chanteur n'hésite pas à accorder. Ceux qui s'attendent à une série de pièces plus légères ou appartenant au répertoire traditionnel seront déçus, car le choix du ténor était d'une grande profondeur, comme l'ensemble du concert. Il commence par l'aria de Rodrigo dans Le Cid de Massenet : " Oh souverain, oh juge, oh père ", poursuit avec " E lucevan le stelle " de Tosca avec un legato émouvant sur " le belle forme disciogliea dai veli... " conclu par un pianissimo qui a enthousiasmé le public, et termine avec le final d'Otello : " Niun mi tema ". Un air parfait pour un ténor lyrique capable de montrer toute la fragilité du guerrier vaincu qui a tout perdu et qui s'apprête, en dernier recours, à perdre même sa vie. Et il le fait avec une voix dotée d'une musicalité exceptionnelle, d'une gamme infinie de couleurs et de diminuendos d'une richesse emphatique ; les yeux sont fermés, l'expression douloureuse. Une douleur qui n'est jamais criée mais qui transperce le cœur, jusqu'au dernier gémissement douloureux et ce mot "ba-cio", interrompu par une pause, dans laquelle la main de la poitrine tombe lentement jusqu'à ce qu'elle soit complètement relâchée sur la dernière syllabe. Le souffle s'éteint et la mort arrive. Même dans ces petits détails, on retrouve la touche de l'artiste et son travail incessant. Cela pourrait sembler être la fin, mais une ovation debout le rappelle sur scène à deux reprises. Il reprend le Prologue et conclut avec "O la ricchezza di la so mammuccia", une berceuse corse interprétée a cappella. Un moment unique de grand charme pour sceller un événement inoubliable. Vingt ans se sont écoulés depuis le premier récital de Roberto Alagna à la Salle Gaveau, et la beauté de son timbre, sa facilité d'émission, sa puissance et sa grande expressivité restent inchangées. Avec l'expérience, on peut lui reconnaître le mérite d'avoir surmonté une certaine exubérance juvénile, justifiée, au profit d'une attention encore plus grande à l'introspection et à l'interprétation, obtenue de toute évidence par une étude continue. Le résultat est là pour que tout le monde puisse le voir. Un ténor dont la carrière a bien plus de 30 ans et qui se tient encore fermement au sommet de la vague. J'espère pour de nombreuses années encore." TOUTE LA CULTURE - PAUL FOURIER | ❝LE FEU D’ARTIFICE de Roberto Alagna à la Salle Gaveau … Récital éblouissant … De Pagliacci, on sait qu’actuellement Alagna en est sans conteste le meilleur titulaire. Il semble l’avoir fait sien, en totalité et, pourrait-on dire, tous rôles confondus … Il saisit l’air de Cyrano avec gourmandise … Style incomparable, fabuleuse prononciation ... Une seconde partie ébouriffante … Avec un très long passage de Fedora, la soirée jusqu’ici très belle bascule dans l’exceptionnel … Un miracle d’interprétation … Somptueux … Émotion extrême, sans jamais tomber dans l’excès ou dans l’emphase ... Maîtrise totale, effets, vibrato, piani et diminuendos de pure beauté … La scène finale d’Otello est absolument gigantesque ... La puissance du programme et des bis émerveille les spectateurs, totalement galvanisés par la performance et la prodigalité de l’artiste … Immense talent et générosité … ❞ EXTRAIT (publié en français) : "Le ténor a donné un récital éblouissant le 10 décembre. En dépit des contraintes liées à la pandémie, les Parisiens n’avaient pas raté le rendez-vous et la salle était quasi comble. Ils ne l’ont pas regretté. La soirée s’intitulait « Du théâtre à l’opéra », une accroche rappelant que bien des opéras ont connu un précédent théâtral avant d’être mis en musique. […] Si Pagliacci de Leoncavallo échappe à la règle, l’on comprendra, aux mots prononcés par Tonio (et dits ce soir par Roberto Alagna, malgré la tessiture de baryton requise) qu’ils offrent la meilleure des introductions à une soirée où l’art lyrique rejoignait le théâtre […] De Pagliacci, l’on sait qu’actuellement qu’Alagna en est, sans conteste, le meilleur titulaire. « Si Puo », l’air de Tonio, chanté ce soir, montre qu’interprète d’un opéra, il semble l’avoir fait sien, en totalité et, pourrait-on dire, tous rôles confondus. Son cher Caruso (et quelques autres ténors, tel Beniamino Gigli) lui avait déjà ouvert la voie et sa voix s’accorde idéalement à cette déclamation théâtrale à laquelle il donne vie, comme s’il allait enchaîner l’opéra entier à lui tout seul. Il donne ensuite corps à la bravacherie de Cyrano ; à quelques exceptions près, les airs interprétés ce soir lui sont familiers, car il les a incarnés sur scène. Peu l’ont fait pour Cyrano et c’est l’occasion de se rappeler que ce fut, bien sûr, le cas pour l’opéra d’Alfano. L’on comprend alors la gourmandise avec laquelle il se saisit de l’air d’un personnage qui a tout pour lui plaire. […]. Certes, après Cyrano, l’on comprend l’adéquation de l’air qui suit, celui de Pylade de l’Iphigénie en Tauride de Gluck, avec le thème du soir ainsi que l’envie de Roberto de balayer la plus large période possible. Mais, si l’on ne peut nier que le style est incomparable et que sa fabuleuse prononciation s’accorde si bien à l’écriture du compositeur, il n’empêche que la voix du ténor s’avère, aujourd’hui, assez lourde pour l’exercice. En revanche, ce ne sera évidemment pas le cas pour les airs très tendus, et chacun avec ses difficultés, de Polyeucte (« Source délicieuse ») de Gounod et de Luisa Miller qui précèdent et suivent l’entracte. Une seconde partie ébouriffante ! Néanmoins, si la soirée était jusqu’ici très belle, elle va basculer dans l’exceptionnel avec un très long passage (plus de 8 minutes) tirée de Fedora de Giordano (« Mia madre » … « la fange mi svela » … « vedi io piango »). L’on se rappelle à l’occasion qu’un certain Caruso, inconnu, fut révélé par le rôle. Ce soir, la scène sera un miracle d’interprétation. D’abord, parce que Roberto Alagna y trouve une tessiture parfaite pour lui, mais aussi, parce que le vrai professionnel, celui dont on sait qu’il travaille inlassablement, nous démontre à quel point de perfection il est arrivé pour ce rôle, dans l’attente des représentations prévues à la Scala de Milan […], représentations toujours repoussées, et qui espérons-le se tiendront à l’automne. Il y a un peu de Paillasse dans les accents douloureux du Prince Ipanov et l’on adorerait que ces accents appartiennent à un nouveau rôle fétiche pour Alagna… pour peu que des grandes scènes osent monter l’œuvre… Roberto Alagna affronte ensuite Shakespeare par Roméo et Juliette. À vrai dire, le ténor qui aime à faire découvrir, présente là un air du très méconnu Giulietta e Romeo de Zandonai, air qui lui va également comme un gant et où il apporte, cette fois, la souffrance de l’amoureux, et ce, avec une émotion extrême, sans jamais tomber dans l’excès ou dans l’emphase. Et… arrive Otello… et c’est le coup de grâce, car l’artiste, en un instant, nous propulse à Venise, au cœur même de l’homme que la jalousie mortifère détruit. Sommes-nous désormais dans une salle d’opéra où les œuvres défileraient à toute allure ? Le pouvoir et la perfection de l’interprétation nous font voyager instantanément dans Le Cid (encore Corneille, mais Massenet cette fois) pour un somptueux « Ah, tout est bien fini… Ô Souverain, Ô juge, Ô père… », puis défiant la raison, revenant à Victorien Sardou que Puccini a sublimé, c’est un « E lucevan le stelle » totalement maîtrisé, tellement vrai, où les effets, vibrato, piani et diminuendos se révèlent pure beauté. Après un programme et des bis d’une telle puissance, l’on se dit que l’artiste nous a suffisamment émerveillés. Que nenni ! C’est avec une réelle gourmandise – qui se voit et que l’on ressent -, avec une envie de faire plaisir à son public, que Roberto Alagna se lance dans rien de moins que la scène finale d’Otello ! … et c’est absolument gigantesque. La souffrance brute est là, tout comme le corps de Desdémone et nous, spectateurs, sommes inclus dans un opéra imaginaire qui se déroule sous nos yeux. Le moment arrive où toutes les partitions sont épuisées. Avec humour, comme pour refermer la parenthèse théâtrale, il prétextera une erreur dans son premier air pour reprendre le « Si Puo » de Pagliacci, avec la même fraicheur qu’au début… et une intensité redoublée. Et puisqu’il fallait tout de même finir et renvoyer les spectateurs totalement galvanisés par la performance, il terminera avec une chanson corse a capella – chanson qui sert à l’occasion de berceuse à Malèna, sa plus jeune fille (qui a probablement accompagné sa maman en Pologne pour un Stabat Mater, donné le même soir). Chez les Alagna, on le sait, tout est histoire de famille. Comme tout un chacun, Roberto Alagna avance en âge. Il nous le rappelle d’ailleurs, lorsqu’à la fin de la soirée, il dit qu’il revenait, ce soir, en solo, à la Salle Gaveau après 20 ans d’absence (il s’y est produit en duo avec Aleksandra Kurzak en 2019). Ce jour-là, sa première fille, la petite Ornella lui avait apporté un bouquet « plus grand qu’elle ». Beaucoup plus grande désormais et très belle, c’est elle qui y retourne avant que « la Mamma » ne monte avec Roberto sur scène. La vraie famille rejoignait alors l’autre famille, celle de cœur, qui l’accompagne et fut, une fois encore, conquise par la prodigalité de l’artiste. Ainsi résonnaient encore les mots de Tonio « Et vous ! Plutôt que nos pauvres défroques de bouffons, considérez nos âmes, car nous sommes des hommes, de chair et d’os, qui, tout comme vous, respirons l’air de ce monde orphelin ! ». L’artiste, comme l’homme, nous quittait en nous donnant le désir de renouer, très vite, ce lien indéfectible que son immense talent et sa générosité ont su créer…" PREMIERE LOGE - NICOLAS MATHIEU | ❝Roberto Alagna triomphe Salle Gaveau . Un récital exceptionnel, un programme dense et généreux. Jeu théâtral captivant, projection superbe, large et ample, aigus confiants et solaires, diction exemplaire, phrasé élégamment filé, prestance, pianissimi qui amènent le frisson, climax déchirant, justesse de ton admirable… Face aux applaudissements redoublés du public, il vient offrir 5 bis et assoit son triomphe ❞ EXTRAIT (publié en français) : "Roberto Alagna triomphe Salle Gaveau. Vingt ans après sa dernière apparition in loco, le ténor français a offert un récital exceptionnel au public de la Salle Gaveau avec un programme dense et généreux accompagné du non moins excellent Ensemble Appassionato dirigé par Mathieu Herzog. Intitulé « Quand le Théâtre entre au Panthéon de l’Opéra », le programme proposé par Roberto Alagna ce soir Salle Gaveau invite le spectateur à (re)découvrir de grandes figures littéraires et théâtrales à l’opéra par un savant mélange d’airs célèbres et moins connus. […] Après quelques mesures introductives de l’orchestre, le ténor arrive sur scène sous les applaudissements déjà enthousiastes du public pour arborer le personnage de Pagliacci Tonio avec un « Si può ? » à la verve dramatique et au vibrato mesuré. […]. Libéré de la partition (il chante par cœur l’ensemble de son récital), l’interprète investit au possible l’espace […] pour accrocher le public avec un jeu théâtral captivant. La projection est superbe, large et ample, les aigus confiants et solaires, sur le jeu instrumental bien dosé de l’Ensemble Appassionato. Les premiers bravi fusent de l’assemblée déjà conquise. Au tour de Cyrano de Bergerac d’Alfano avec l’air « Je jette avec grâce mon feutre », qui souligne, s’il fallait s’en convaincre encore, une diction exemplaire sur tout le registre, alliée à un phrasé élégamment filé. Et la prestance solennelle de la « Source Délicieuse » du Polyeucte de Gounod ne fera que redoubler les applaudissements du public. La seconde partie du récital montre un chant qui se bonifie lui-même, et une complicité de plus en plus marquée avec l’orchestre. Les pianissimi finaux du « Quando le sere al placido » (Luisa Miller), la ferveur tendre du « Mia madre… Vedi io piango » (Fedora de Giordano) amènent le frisson… Et le « Giulietta son io » (Giuletta e Romeo de Zandonai) d’amener l’un des moments de grâce de la soirée avec une montée sublime jusqu’à un climax déchirant et à fleur de peau. Avant de quitter la langueur pour la fermeté avec un « Ora e per sempre » (Otello de Verdi) martelé, aux lignes fort poitrinées. […] Face aux acclamations redoublées du public, Roberto Alagna visiblement galvanisé d’un tel succès vient offrir 5 bis ! Un très solennel « O souverain » (Le Cid de Massenet) augmenté de guirlandes de bougies en mouvement, de saisissants « E luccevan le stelle » (Tosca de Puccini) et « Niun mi tema » (Otello de Verdi), avant d’en revenir au « Si può ? » initial, arguant que la version donnée en début de concert l’a laissé insatisfait ! Et en guise de clap de fin, il entonne a cappella une berceuse corse, dans un silence religieux. Loin d’endormir le public, Roberto Alagna assoit là son triomphe…" OPERA MAGAZINE - PATRICE HENRIOT | ❝Roberto Alagna enflamme Paris Salle Gaveau , le 10 décembre. Il demeure unique dans les rencontres subliminales de son programme. Emotion musicale et admiration sont au rendez-vous. Style parfait, noblesse, sobriété … Il excelle en Cyrano. Otello provoque l’enthousiasme. Legato, slancio, aigu cinglant dans le chant verdien, beau récitatif … Etonnante démonstration de générosité avec plusieurs bis longs et difficiles, bouleversants. Face à l’euphorie générale, un dernier exploit : une délicieuse berceuse corse chantée a cappella ... ❞ EXTRAIT (publié en français) : " Un magnifique parcours des emplois assumés par les ténors mythiques, rencontrés par la personnalité de Roberto Alagna […] L’émotion musicale et l’admiration, du moins, seront au rendez-vous. […]. Roberto Alagna demeure unique dans les rencontres subliminales de son programme : Enrico Caruso, bien sûr (Fedora), Georges Thill (Iphigénie en Tauride, Le Cid), José Luccioni (Cyrano de Bergerac, Polyeucte, Otello), Mario Del Monaco (Otello, Fedora, Giulietta e Romeo). L’artiste assume ainsi tout son répertoire passé, présent, à venir. Le « Prologue » de Pagliacci(« Si puo ? ») ouvre la soirée. De grands ténors se plurent à barytonner et Roberto Alagna, lui-même, ne se prêta-t-il pas cet été, au Théâtre Antique d’Orange, au duo entre Ezio et Attila, auprès d’Ildar Abdrazakov ? Il est ici fort à l’aise. Puis il excelle en Cyrano (« Je jette avec grâce mon feutre »), un rôle qu’il a beaucoup défendu à la scène. L’émouvant air de Pylade (« Unis dès la plus tendre enfance ») offre un moment de pure déclamation et de style parfait. Et les « Stances » de Polyeucte (« Source délicieuse ») se haussent à la noblesse de la tragédie cornélienne. Au début de la seconde partie, le ténor français renoue avec le chant verdien (legato, slancio, aigu cinglant), pour le beau récitatif « Oh ! fede negar potessi » et l’air « Quando le sere al placido » de Luisa Miller. Les extraits de Fedora disent le drame en une scène constituée de récits, qui révèlent le nœud de l’action (« Mia madre... Vedi, io piango »). Il faut admirer la sobriété qu’y apporte Roberto Alagna. Enfin, Otello (« Ora e per sempre ») provoque l’enthousiasme. Les trois premiers bis, à la fois longs et difficiles, fournissent une étonnante démonstration de générosité : Le Cid (« Ô souverain, ô juge, ô père »), Tosca (« E lucevan le stelle », bouleversant rêve éveillé), Otello encore (« Niun mi tema »). Tout est-il dit, puisque (presque) tout a été chanté ? Non sans malice, Roberto Alagna propose de reprendre le « Prologue » de Pagliacci, synchrone, cette fois, avec l’orchestre. Devant l’euphorie générale, le ténor offre un dernier exploit : chanter a cappella une délicieuse berceuse corse." Chro-ConcertAssisi21 Cliquez sur l'image pour consulter la fiche de description en INDEX CONCERT DI NATALE | SAN FRANCESCO D'ASSISI, ASSISI 25 DEC 2021 (+ RAI 1) RAI UNO | ❝Il tradizionale Concerto di Natale dell' Orchestra Sinfonica Nazionale della Rai dalla Basilica superiore di San Francesco d'Assisi . Protagonisti il grande tenore Roberto ALAGNA e la star del violoncello HAUSER. ❞ " Protagonista il grande tenore Roberto Alagna , che interpreta Stille Nacht e l’Ave Maria ma anche Minuit Chrétiens di Adolphe Adam e Mille cherubini in coro, sempre di Schubert. Accanto a lui la star del violoncello HAUSER , apprezzato sia nel repertorio classico sia nelle incursioni crossover, che interpreta Panis Angelicus ma anche il celebre Largo di Händel dall’opera Serse e l’Ave Maria di Schubert insieme ad Roberto Alagna . Con loro il Coro di voci bianche “I piccoli musici”, istruito da Mario Mora, impegnato in I will sing the spirit e The Lord bless you and keep you di John Rutter, oltre a Hark, the Herald Angels sing di Mendelssohn, canto tradizionale natalizio tratto da una poesia del pastore metodista Charles Wesley. Sul podio il direttore americano #WilliamEddins . Con loro il Coro di voci bianche "I Piccoli Musici" istruito da Mario Mora " Haut de page
- SPECTACLES - PROJETS - TOURS | Roberto Alagna
Pour en savoir plus sur une sélection de spectacles, créations ou projets artistiques de Roberto Alagna, passés ou à venir Menu ZOOM SUR Bas de page TOURNÉE A partir de nov 2026 ET AU CASINO DE PARIS LE 31/03/2027 UN SPECTACLE MUSICAL DE JEAN-FELIX LALANNE ET ROBERTO ALAGNA AVEC : ROBERTO ALAGNA - ENRICO CRUSO THOMAS BOISSY - GIULIO GATTI EKATERINA KHARLOV - DOROTHY ANNE CARRERE - FRANCES FRANCK COLYN - PARK BENJAMIN MAGALI BONFILS - MAGDA PASCAL REVA - MISTER JIMMY MALENA - LA VOIx DE LA SAINTE MÈRE MORPHING ORCHESTRA - TOMASz WABNIC CHOEUR ARTIPICK - JOSE PICK 2026 2028 CARUSO, UNE VOIX POUR l’ÉtERNITÉ Spectacle musical en 2 actes CREATION MONDIALE 19 & 20 SEPT 2026 Le spectacle « CARUSO, UNE VOIX POUR L’ÉTERNITÉ » est une captivante fresque des sentiments, mêlant fiction et réalité autour de la rencontre de deux monstres sacrés : Enrico Caruso, le plus grand ténor du monde et Giulio Gatti-Casazza le plus emblématique directeur d’opéra de son époque. De leur admiration naît une amitié profonde, bientôt dévorée par l’envie, la jalousie, l’ambition et les intrigues, jusqu’à la violence destructrice.Sur fond de “Gilded Age”, entre immigration et gangs, inégalités sociales, riches et pauvres, jeux de pouvoir, passion, complots et trahison, se tisse aussi une grande histoire d’amour : un couple se forme quand un autre se déchire. C’est enfin l’histoire de la force des valeurs humaines, le miracle de la foi et de la rédemption. Cette tragédie moderne nous emporte en un tourbillon de rebondissements et d’émotions, portée par des personnages hauts en couleur et un feu d’artifice de styles musicaux - de l’opéra à la chanson pop, du blues au rock, du métal à l’électro et autres valses et tarentelles, des solos poignants, des duos, trios et ensembles bouleversants, des chœurs et un accompagnement symphonique. 2025 2026 BOULEVARD DES ITALIENS LE CONCERT TOURNÉE AOÛT-SEPTEMBRE 2025 FEVRIER 2026 Une promenade lumineuse sur le Boulevard des Italiens, entre émotion et passion, au rythme du patrimoine musical méditerranéen EN CONCERT ROBERTO ALAGNA - VOIX JEAN-FéLIX LALANNE - Guitare ACCORDéON - PERCUSSIONS 2025 HORS-LA-LOI LE CONCERT TOURNÉE A PARTIR DE Janv. 2025 LES PLUS BELLES CHANSONS DE L'Oeuvre musicale de Jean-Felix Lalanne EN CONCERT Chant : ROBERTO ALAGNA THOMAS BOISSY MAGALI BONFILS Musiciens : Jean-Félix Lalanne, Laurent Roubach, Maxence Naudet, Philippe Gouadin, Jeremie Jouniaux, Fifi Chayeb, Philippe Drevet, Pascal Reva, Laurent Locuratolo 2023 Capone THE MUSICAL SPECTACLE musical Janv. 2023 FOLIES BERGÈRE, PARIS Livret, Musique | Jean-Felix Lalanne 2014 MEDITERRANEO SPECTACLE MUSIQUES SACREES DU MONDE concert création 20° Ed. FESTIVAL DE Fès 14 JUIN 2014 Direction artistique | David Alagna Roberto Alagna The Khoury PROJECT Menu ZOOM SUR Haut de page
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Menu SPECTACLES - PROJETS - TOURS Bas de page Capone THE MUSICAL Comédie musicale, Janv.2023 PARIS « AL CAPONE » , la comédie musicale ... ROBERTO ALAGNA (ALPHONSE CAPONE) BRUNO PELLETIER (ELIOT NESS) ANGGUN (LILI) THOMAS BOISSY (FRANCK CAPONE) KAÏNA BLADA (RITA CAPONE) ❝ Composée et écrite par Jean-Felix Lalanne , « CAPONE » , la comédie musicale, sera vraisemblablement le « spectacle événement » de l’année 2023 ! Je suis très heureux de faire partie de cette aventure artistique ... À suivre ! ❞ Roberto Alagna (Facebook) La comédie musicale, nouvel univers à explorer ? ❝ Jean-Félix Lalanne pensait à moi, on s'est rencontrés dans le Sud, il m'a fait écouter la musique, j'ai été emballé. Je suis comme ça, quand quelqu'un arrive à me séduire, me charmer, je me jette corps et âme. ❞ Le cloisonnement des répertoires ? ❝ Sur un Stradivarius, vous pouvez jouer du jazz, de la variété, on s'en fiche, l'instrument est là pour exécuter toute la musique que l'homme pu inventer. La musique traverse tout. ❞ Roberto Alagna (Midi Libre) ❝ Roberto Alagna était le choix idéal, ses origines italiennes, bien sûr, mais aussi parce que Capone adorait l'opéra. C'est un ami depuis longtemps et on cherche depuis toujours à travailler ensemble, que je puisse écrire pour lui. On a fait des choses mais ne sont pas sorties. Avec la période de confinement, il était disponible, il a lu et a adoré." A l'écoute des maquettes, le ténor est emballé et s'embarque dans l'aventure. "Ça le fait sortir de son milieu, il vient s'encanailler un peu avec les confrères de la pop et il aime bien ça" se réjouit Lalanne qui a pris la liberté de romancer l'histoire du magnat de la pègre et pour ficeler son intrigue. Il a imaginé une histoire d'amour entre une des sœurs de Capone et ... Eliot Ness. ❞ Jean-Félix Lalanne (Le Parisien) #CaponeTheMusical | Une nouvelle page FACEBOOK est née ! Abonnez-vous vite ici https://www.facebook.com/caponethemusical22 et suivez toute l'actualité et les coulisses de la création de la comédie musicale ! Avril 2022, Showcase de « AL CAPONE », Roberto Alagna aux côtés de ses partenaires et complices Anggun et Bruno Pelletier Photos (c) SOV - Roberto Alagna Officiel CLIQUEZ POUR RÉSERVER ! A partir du 28 janvier 2023 aux Folies Bergere, Paris Avril 2022, Showcase de « AL CAPONE », Roberto Alagna aux côtés de ses partenaires et complices Jean-Félix Lalanne, Anggun et Bruno Pelletier et au micro de RTL Photos (c) SOV- Roberto Alagna Officiel Menu SPECTACLES - PROJETS - TOURS Haut de page
- LIVRET - CARUSO UNE VOIX POUR L'ETERNITE | Roberto Alagna
Anchor 1 L'HISTOIRE LES PERSONNAGES LIVRET ACTE I LIVRET ACTE II L'HISTOIRE LES PERSONNAGES LIVRET ACTE I ACTE I LIVRET ACTE II Dans les coulisses du Metropolitan Opera de New York en 1915, un soir de première. Des accessoiristes s'affairent en silence sous les indications du régisseur, le rideau va bientôt se lever. On entr'aperçoit l'envers du décor et depuis le fond de scène les lumières de la rampe et la salle comble. Depuis le bord de scène, tout au bout d'un long et large couloir encombré de malles, de cordages et d'accessoires de scène, on voit la porte entrouverte de la loge d'artiste du ténor Enrico Caruso. SCÈNE 01 : EN PARALLÈLE DES COULISSES DU METROPOLITAN DE NEW-YORK, DE LA LOGE DE CARUSO ET DE LA SCÈNE DE L’OPÉRA Sur la scène baignée d'une chaude lumière tamisée, la représentation de l'opéra "Un Fils de Roi" débute, la musique symphonique commence. 01- OUVERTURE (instrumental) (JF. Lalanne) Depuis les coulisses, on entend sans le voir la voix de Caruso qui s'élève et captive. 02- FIGLIO DELLA NOTTE (Caruso) (R. Alagna) (Chœur) CARUSO Figlio della notte, Il cuore non va, Figlio della notte, E lui non lo sa. (Chœur) CARUSO Figlio della sorte, Quando finirà, Figlio della morte, Chi mai vincerà. (Chœur) CARUSO C’était l’histoire d’un fils de roi Qui ne comprenait pas pourquoi Il devait suivre une autre voie. On voit apparaître Gatti. Il écoute la voix venant de loin et entre dans la loge de Caruso. GATTI Si tu m’avais donné sa voix, J’aurais donné ma vie pour toi, J’aurais pu te servir avec ferveur. Gatti saisit un crucifix sur la table de maquillage, il se met à chanter et s’adresse à Dieu SCÈNE 02 : DES COULISSES A LA LOGE DE CARUSO 03- TROUVER MA VOIX (Gatti) (texte JF. Lalanne – musique : P. Reva & JF. Lalanne) Tu vois cette étoile dans le ciel ? Que personne ne la touche, Elle est faite pour moi. Quand je la guette et je l’appelle, Elle n’a pas l’air farouche, Je lui plais déjà. Elle m’attend je le sais, j’en ai mal, Survit dans la peur, Et n’attend qu’un signal, Un battement de cœur. REF Trouver ma voix, Briser le silence, Et croire en moi, En ma chance. Être fort, être fier, Et trouver la lumière. Tu vois cette étoile dans le ciel ? Ne la regarde plus, Ou elle t’aveuglera. Son éclat est aussi réel, Que moi je suis perdu, Tout comme on perd la foi. Il suffirait que je me décide A la décrocher, En y laissant ce vide, Nourri de mes regrets REF Trouver ma voix, Briser le silence, Et croire en moi En ma chance Être fort, être fier Et trouver la lumière… Caruso entre dans sa loge avant la fin de la chanson et surprend Gatti SCÈNE 03 : DANS LA LOGE DE CARUSO 04- ON NE S’EST PAS COMPRIS (Caruso) (R. Alagna) Comment te dire toute ma peine, Je n’ai jamais compris la tienne, Comment t’apporter un espoir; Si toi, tu ne veux plus y croire. Tu n’étais pourtant pas fragile, Moi je suivais toujours docile, À présent je dois m’en aller, Tu sais mon destin est tracé. REF Et si je chante c’est pour toi, Pour toi qui n’entends pas, Oui si je chante c’est pour toi, Pour toi qui ne sais pas, Et si j’en pleure cette fois, Oui cette fois, Oh c’est pour toi. Tous deux on ne s’est pas compris, Je disais noir, tu voulais gris, Tous deux on ne s’est pas compris. À présent que tout est fini, Ton rêve sombre dans l’oubli, Ta voie est celle qu’il a choisie, Ma voix est celle que tu envies. REF Et si je chante c’est pour toi, Pour toi qui n’entends pas, Oui si je chante c’est pour toi, Pour toi qui ne sais pas, Et si j’en pleure cette fois, Oui cette fois, Oh c’est pour toi. Tous deux on ne s’est pas compris, Je disais noir, tu voulais gris, Tous deux on ne s’est pas compris, Je disais noir, tu voulais gris, Tous deux on ne se comprend pas, Ce que je veux tu ne veux pas ! Caruso allume une cigarette GATTI (parlé) Un ténor ne devrait pas fumer 05- ELLE EST TOUX (Caruso et Gatti) (Paroles et musique : JF. Lalanne & P. Reva) CARUSO Elle est belle, Elle est fidèle, Elle a tout, Un point c’est tout. Elle est celle Qui me rappelle Qu’elle est tout. C’est mon va tout. Même si l’air que je respire S’évapore dans sa fumée, Je l’aspire pour qu’elle m’inspire, Aussi douce qu’un bon café. REF CARUSO Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Elle est toute ma vie, Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Tant pis si elle la raccourcit. Tout au bord de mes lèvres, Elle enivre mes rêves. Et au bout de mes doigts, Elle fait un vrai tabac ! GATTI Elle est forte, Elle te supporte, Je l’avoue Par-dessus tout, Qu’elle calme Tes états d’âme, Mais surtout, Elle est partout. Perdue au fond de tes poches, Ou entre deux partitions, Elle détend tes doubles croches, Par de gros trous dans tes poumons. REF GATTI Tout, CARUSO (il tousse) GATTI Tout, CARUSO (il tousse) Elle est toute ta vie, CARUSO Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Tant pis si elle la raccourcit. Tout au bord de mes lèvres, Elle enivre mes rêves. Et au bout de mes doigts, Elle fait un vrai tabac ! CARUSO Que l’on chante, que l’on rit, Que l’on aime ou qu’on tousse, Tout fait partie de la vie, Des p’tites joies qu’on rembourse. CARUSO ET GATTI (à 2 voix) Loin d’être une sale habitude C’est la meilleure des manières, Pour vaincre enfin la solitude Que d’s’en rouler une p’tite dernière REF CARUSO Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Elle est toute ma vie, CARUSO Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Tant pis si elle la raccourcit. Tout au bord de mes lèvres, Elle enivre mes rêves. Et au bout de mes doigts, Elle fait un vrai tabac ! REF GATTI Tout, CARUSO (il tousse) GATTI Tout, CARUSO (il tousse) GATTI Elle est toute ta vie, CARUSO Tout, GATTI (il tousse) CARUSO Tant pis si elle la raccourcit. Tout au bord de mes lèvres, Elle enivre mes rêves. Et au bout de mes doigts, (à 2 voix) Elle fait un vrai tabac ! SCÈNE 04 : ENTRÉE DE FRANCES DANS LA LOGE DE CARUSO (où se trouve toujours Gatti) Caruso, gêné, assiste à la scène 06- TU LE PRÉFÈRES À MOI (Gatti et Frances) (texte JF. Lalanne – musique P. Reva) FRANCES Tu ne parles que de lui, Sa musique et sa voix, Je chantais avec lui, Et tu n’me voyais pas, Dis-moi ce qu’il t’apporte ? Et surtout dis-moi pourquoi, Tu me traites de la sorte, Comme si je n’existais pas ? GATTI Tu crois pas que t’exagères ? A m’en demander autant, Enrico est comme mon frère, Toi tu n’es plus une enfant, L’amour n’est pas une prison, Je tiens à ma liberté, Y’a pas de comparaison Entre l’amour et l’amitié. REF FRANCES Tu le préfères à moi, GATTI Tu dis n’importe quoi, FRANCES Ce sera moi ou lui, GATTI C’est pas n’importe qui, FRANCES Il faut que tu choisisses, GATTI Ne me demande pas ça, FRANCES Il faut qu’on réagisse, GATTI Qu’est-ce que t’attends pour ça ? FRANCES Je n’veux pas de partage, Je te veux tout entier. GATTI Entier dans une cage, Où tu veux m’enfermer. FRANCES C’est dans notre contrat, Tu devrais le relire, GATTI Je voulais faire qu’il soit, Le meilleur pas le pire. REF FRANCES Tu le préfères à moi, GATTI Tu dis n’importe quoi, FRANCES Ce sera moi ou lui, GATTI C’est pas n’importe qui. GATTI en désignant Caruso à Frances S’il s’en va pour de bon, A tort ou à raison, Ou iront Les regrets ? Gatti quitte la scène 07- SOUVIENS TOI DE LÀ (Frances et Caruso) (JF. Lalanne) FRANCES Souviens-toi de là Où ma voix en toi, Comme deux immortels, Venait du ciel. Tu as oublié Comme les Dieux aimaient, Ces duos parfaits, Que l’on chantait CARUSO Je n’ai rien oublié Ni toi, ni ta voix, Mais pour chanter, Faut être libre, Comme pour aimer, Que deux cœurs vibrent. Mais, CARUSO Seul est mon chemin, Je suis ainsi, C’est mon destin, Je dois marcher seul, Et lâcher ta main. FRANCES (en même temps) Seul est ton chemin, Tu es ainsi, C’est ton destin, Tu dois marcher seul, Et lâcher ma main. FRANCES (parlé) Pourtant on formait un tel duo, toi et moi, Souviens toi comme les gens nous acclamaient, On était invincible, Le monde entier nous attendait, Tu ne vivras jamais ça sans moi, Tu as tout gâché, Tant pis pour toi, Quand tu reviendras me voir, Ce sera trop tard. CARUSO Tu retrouveras Un chemin à toi. Je ne suis plus partenaire, Mais un féru Solitaire, Écoute ma voix, Elle ne ment pas. FRANCES Souviens toi de là, Où ma voix en toi, Comme deux immortels, Venait du ciel. Tu as oublié Comme les Dieux aimaient, Ces duos parfaits Que l’on chantait Que l’on chantait CARUSO (en même temps) Ne crois plus tout ça, Ta voix est en toi Et elle est si belle, Elle vient du ciel. Rien n’est oublié, Je dois m’envoler Car ma destinée Est de chanter Est de chanter SCÈNE 05 : DES COULISSES DU MET A LA SCENE DE L’OPERA Entrée du mécène façon « musical » entouré d'un aéropage de journalistes/danseurs qui l’interviewent 08- AIMEZ-MOI ! (Park Benjamin) (JF. Lalanne) Je suis le grand mécène, Ce que je donne est éternel, Ma richesse est plus qu’obscène, Face au commun des mortels, Mais je me fous du jugement, S’il me garantit le pouvoir, De manipuler les gens, En soignant bien mes stars. REF Aimez-moi, Détestez-moi, C’est pareil, Du moment qu’on parle de moi. Aimez-moi, Détestez-moi, Tout se monnaye, Même les sentiments. Tout ce que je pense est juste, Tout ce que je veux est vrai, Les opéras sont « cultes », Je ne fais que des succès, J’ai raison même quand j’ai tort, Je suis d’accord avec moi, L’encre se change en or, Dès qu’je signe un contrat. REF Aimez-moi, Détestez-moi, C’est pareil, Du moment qu’on parle de moi. Aimez-moi, Détestez-moi, Tout se monnaye, Même les sentiments. REF Aimez-moi, Détestez-moi, C’est pareil, Du moment qu’on parle de moi. Aimez-moi, Détestez-moi, Tout se monnaye, Même les sentiments, Même les sentiments, Même les sentiments. SCÈNE 06 : SUR LA SCÈNE DU MET (VUE SUR LA SALLE) 09- UNE VIE EN OPÉRA (Caruso) (JF. Lalanne) (Parlé) Giulio, tu ne comprends pas, Je veux chanter pour la terre entière ! REF Je veux une vie En opéra, Une vie En pleine voix, Vivre l’histoire dans les pages De tant de personnages. Que l’opéra Soit toute ma vie, Bellini, Puccini, Verdi, Que mes prières ne soient qu’un chant ! Caruso, euphorique, entonne des extraits d'opéras sur le pont instrumental : « La donna è mobile » et « Viva il vino ch’è sincero » REF Je veux une vie En opéra, Une vie En pleine voix, Vivre l’histoire dans les pages De tant de personnages. Que l’opéra Soit toute ma vie, Bellini, Puccini, Verdi Que mes prières ne soient qu’un chant Contre le temps ! SCÈNE 07 : DANS LES COULISSES DU MET (DEVANT LA LOGE DE CARUSO) Dorothy qui a assisté au spectacle hésite à frapper à la porte de la loge de Caruso. Elle tourne en rond, troublée puis chante. 10- L’AMOUR EST NOTRE HISTOIRE (Dorothy) (JF. Lalanne) Rien ne pouvait Me laisser croire Que l’écouter Laisse à ce point voir Une si belle âme, Des yeux si bons, Que je m’enflamme Dans un frisson. Tout nous sépare, Pourtant je sais Qu’une immense star Va m’aimer. Une évidence, Quand un cœur danse, Rien ne peut l’arrêter. Je t’aime tant, Tu n’en sais rien, Mais j’ai le temps Dans ma main. Le temps d’attendre, Que nos regards se touchent. Je te connais Depuis longtemps, Te dessinais, Déjà enfant, En train de poser tes lèvres Sur ma bouche. Rien ne pourra Nous désunir. Nous serons là, Près du destin pour lui dire Que même si tout nous sépare, L’amour est notre histoire. Pendant l’air de Dorothy Gatti arrive et reconnaît la jeune fille GATTI (parlé) Dorothy, c’est bien toi ? Mais tu es une femme à présent ! Qu’est-ce que tu fais ici ? DOROTHY (parlé) Je voudrais poser quelques questions à monsieur Caruso pour le journal du Metropolitan Opera. GATTI (parlé) Je vais te le présenter tout de suite ! Elle l’embrasse faisant tomber une fleur de son bouquet. Gatti frappe en ouvrant la porte de la loge. GATTI (parlé) Rico c’est pour toi ! Il fait entrer Dorothy et en partant ramasse la fleur qu’il respire. Il tombe amoureux. SCÈNE 08 : DANS LA LOGE DE CARUSO 11- LA PREMIERE DE MES QUESTIONS (Caruso et Dorothy) (JF. Lalanne) DOROTHY (chanté) Votre voix Sonne à travers moi, Et la première de mes questions, Est de savoir si vous êtes conscient de ce pouvoir. CARUSO Voir vos yeux, (réponse DOROTHY : Et mes yeux ne regardent que vous) Rendre les gens heureux, (réponse DOROTHY : Je suis heureuse de chanter tout près de vous) Et chanter comme un cri d’espoir, est la raison de ce pouvoir. CARUSO La musique (DOROTHY en contre point : la musique) Est notre mémoire D’amnésique (DOROTHY en contre point : la musique) Quand on perd espoir, (DOROTHY en contre point : On a son chemin) On a qu’à suivre son chemin, Entre les lignes et les signes, Croire en son destin. (DOROTHY en contre point : les signes de son destin) Instrumental pendant lequel Caruso et Dorothy se regardent amoureusement CARUSO La musique Est notre mémoire D’amnésique Quand on perd espoir, On a qu’à suivre son chemin, Entre les lignes et les signes, Croire en son destin. SON DESTIN ! DOROTHY en contrepoint avec CARUSO Et quand j’écoute votre voix, Qui chante en moi, Quand mes yeux ne regardent que vous, Je suis tellement heureuse de chanter tout près de vous, Près de nous. La première question Est de savoir Si vous êtes conscient de ce pouvoir, Entre les lignes et les signes, Croire en son destin. SON DESTIN ! A la fin de la chanson, Caruso lui prend la main (scène qui rappelle “La Bohème”) et il fredonne Che gelida manina a cappella et il lui donne ses gants. Il va pour sortir, elle lui montre ses gants : “Vos gants!” ... Il lui répond en envoyant un baiser : “A bientôt ... SCÈNE 09 : DANS LES COULISSES DU MET ou BUREAU DU MÉCÈNE 12- SI CARUSO S’EN VA… (Park Benjamin & Gatti) (JF. Lalanne) PARK BENJAMIN Il paraît Que Caruso Veut nous quitter Sans même un mot, Sans un regret, Vers d’autres scènes, Aller chercher D’autres mécènes. GATTI N’ayez crainte, C’est un caprice, Une feinte, Un artifice. Jamais il ne partira De votre opéra. PARK BENJAMIN Tu as bien L’air sûr de toi, Mais si demain, Il s’en va, Je perdrai tout, Et toi aussi, Alors surtout, Parle-lui ! GATTI C’est une crise Qui le déroute, Il déguise Sa peur en doute. Je le connais Mieux que moi, Il ne partira pas. PARK BENJAMIN Il nous tient Par l’amitié, Par les liens De son succès. S’il s’en va, Tout est fini, C’est sa voix qui réunit Riches et pauvres, Suivent son chemin Il les sauve Du quotidien, S’il s’en va, Ils le suivront, Je le sais. PARK BENJAMIN (à lui-même en tournant le dos à Gatti) Même l’argent Ne fera rien pour mon bilan, SI je le perds. GATTI (à lui-même en tournant le dos au mécène) Pars longtemps, Et pars très loin, Que ton serment, Soit ma prière. On doit comprendre par la mise en scène que du temps est passé SCÈNE 10 : Double scène : DANS LES COULISSES ET LA LOGE DE CARUSO Le couple Caruso Dorothy s’épanouit lors d’une scène de séduction dans la loge pendant que le couple Gatti Frances se déchire, scène de dispute hors de la loge 13- SEULEMENT NOUS (Caruso, Dorothy, Gatti et Frances) (texte D. Esposito & JF. Lalanne – musique: JF. Lalanne) CARUSO Dolce amore, Non è facile, Vivere lontani, Stare senza te, E tu. DOROTHY Io mi sento spaesata lo sai, CARUSO Succede anche a me. DOROTHY Quando restiamo, CARUSO & DOROTHY Senza parlare, Senza sfiorarci, Ma una passione, Profonda ci unisce, Cantare. DOROTHY Guardo il tramonto, GATTI (à Frances) J’en ai plus qu’assez de toi ! DOROTHY Sembra il tuo abbraccio, FRANCES (à Gatti) Bien d’accord pour une fois ! DOROTHY Mi manchi tanto, GATTI (à Frances) L’amour comme ça j’en veux pas ! DOROTHY Intono un canto, GATTI et FRANCES Séparons-nous ! DOROTHY Io ti vorrei, Vicino lo sai, GATTI (à Frances) Pourquoi tant de mal ? DOROTHY Quanto vorrei. CARUSO & DOROTHY Stringerti forte, Qui sul mio cuore, Mentre la musica, Avvolge d'amore, L'anima. GATTI & FRANCES (Simultanément) Si loin de nos vœux, Si loin de nous deux, On a transformé un amour si précieux, En prison… CARUSO & DOROTHY Ora e per sempre, GATTI (à Frances) Mais enfin qu’est-ce que j’t’ai fait ? CARUSO & DOROTHY Come note nell'aria, FRANCES (à Gatti) Rien pour me garder, CARUSO & DOROTHY Voleremo leggeri, GATTI (à Frances) Rien ne peut te satisfaire ! CARUSO & DOROTHY Sarà la nostra storia che, Vivrà nel tempo, Oltre ogni cosa, Amanti noi, Come un re, Ed una sposa, Uniti. GATTI & FRANCES (Simultanément) Nous sommes si loin de nos vœux, Si loin de nous deux, On a transformé un amour si précieux En prison… CARUSO Ora e per sempre, Come note, Nell'aria, CARUSO & DOROTHY Solo noi, Solo noi, Io e te, Pour l’éternité. (simutanément) GATTI, FRANCES Seulement nous, Seulement nous, Loin de nous, Pour l’éternité. Gatti sort de scène. SCÈNE 11 : DANS LES COULISSES DU MET Pendant l’introduction de sa chanson, Frances surprend Caruso et Dorothy en train de s’embrasser. Elle rattrape Gatti et l'apostrophe ... 14- LUI LE ROI, TOI LE FOU (Frances) (JF Lalanne) Bien seul dans ta chambre morte, Je suis pourtant revenue, Et j’apprends que seul t’importe Une bien trop belle inconnue. Je décide de la suivre, De loin pour mieux l’observer, Quelle ne fut pas ma surprise De voir qui elle l’embrassait. REF C’est bien ton meilleur ami Qui a pris celle que tu aimes, La si belle Dorothy, La fille de notre mécène, Ton ami se fout du sien Pendant que tu le vénères, Il ne te laissera rien, Ni la fille ni le père. Je suis la seule qui restait, On marquait juste une pause, Et comme tu m’as repoussée, Elle fera la même chose. Ne compte pas sur moi pour être Celle qui pansera ton âme, Tu n’auras plus qu’à renaitre, Dans la peau d’une autre femme. REF C’est bien ton meilleur ami Qui a pris celle que tu aimes, La si belle Dorothy, La fille de notre mécène, Ton ami se fout du sien Pendant que tu le vénères, Il ne te laissera rien, Ni la fille ni le père. Tout ça tourne au ridicule, Il est le roi, toi le fou, Tu fais partie d’un calcul, Dans lequel tu perdras tout. A commencer par ta femme, Celle que tu aimais tant, Tu perdras jusqu’à ton âme, C’est déjà fait pour le talent ! SCÈNE 12 : DANS LA LOGE DE CARUSO Caruso est dans sa loge, il enfile son manteau, sa valise posée à ses côtés. Joyeux, il se prépare à partir tout en écoutant à travers un gramophone son dernier enregistrement. 15- Instrumental « LE GRAMOPHONE » autour de la mélodie de « Elle est toux » et d'extraits de l'air "Tu ca nun chiagne" extraits Il retire le disque, le glisse dans la pochette et l'emporte sous son bras, empoigne sa valise puis quitte la loge. SCÈNE 13 : CARUSO SUR LES ROUTES DU MONDE On démarre sur la chanson « Une vie en opéra », on voit Caruso marcher avec sa valise à la main et la foule des passants qui le saluent. Pendant qu'il marche, on projette une vidéo ("la tournée" : des extraits de représentations d'une ville à l'autre - Paris, Berlin, Madrid, Rio - entrecoupés d’extraits de presse ou de radio qui témoignent de son triomphe, ainsi qu'un extrait d'actualités annonçant son grand retour à New York) 16- « LA TOURNÉE » Réexposition UNE VIE EN OPÉRA (en instrumental entrecoupé d’extraits d’opéra et illustration sonore) (chant exposé par des chœurs lyriques) SCÈNE 14 : CHELSEA PIERS - DÉBARCADÈRE SUR L’HUDSON RIVER Sur le quai débarcadère des transatlantiques, Dorothy est venue attendre Caruso à son retour de tournée. Ils se retrouvent. 17- JE TE CONNAIS (Caruso et Dorothy) (JF. Lalanne) DOROTHY Comme une étoile dans la nuit, Ta lumière éclaire ma vie, Et ta voix dans ma voix, Quelle belle harmonie. CARUSO Ta jeunesse me fait peur, Mais si l’amour craint le bonheur, Le soleil s’éteindra, Et il nous cachera. CARUSO & DOROTHY Je te connais, Je te reconnais, Je t’ai vu(e), Tu m’as lu(e), Dans le livre D’une seule histoire. Instrumental : ils dansent CARUSO & DOROTHY Je te connais Enfin je renais Et ma vie Aujourd’hui Enfin prend un nouveau départ Je te connais SCÈNE 15 : EN PARALLÈLE : LES COULISSES DU MET ET LE BUREAU DE GATTI Sur le début de la chanson, on voit Gatti écrire une lettre en la lisant à haute voix tout en voyant le mécène la lire dans son bureau en la présence de Dorothy 18- Virgule Instrumentale autour de la mélodie de « Figlio » en introduction - C’EST MON AVENIR (Gatti et Park Benjamin) (texte JF. Lalanne – musique P. Reva) GATTI (parlé) Monsieur, Cette lettre m’est bien difficile à écrire, Et c’est ma loyauté envers vous qui me la dicte. Je viens d’apprendre que votre fille Dorothy Noue une relation plus que honteuse avec Caruso, Un homme qui serait en âge d’être son père. PARK BENJAMIN (chanté) Lundi, Ce jour est pour moi maudit. Ce jour où j’apprends, Ma Dorothy me ment. DOROTHY Papa, la vérité, Peut parfois effacer Les plus beaux sentiments. PARK BENJAMIN Je ne veux rien savoir ! Tu es trop jeune pour le voir ! Il jouera avec toi et il te laissera, Quand il se lassera, DOROTHY C’est mon avenir, Moi seule peut le dessiner, PARK (dessiner) DOROTHY Il sera mon avenir, Toi tu vis dans mon passé. PARK (mon passé) DOROTHY laisse-moi mon avenir, Moi seule peut le dessiner. Il sera dans mon avenir, Toi tu vis dans mon passé. laisse-moi mon avenir, Moi seule peut le dessiner. Il sera dans mon avenir, Toi tu vis dans mon passé. laisse-moi mon avenir, CONTRE CHANT PARK BENJAMIN Ton avenir n’existe pas, Sans moi pour y veiller, Si tu oses t opposer à moi, Tu seras déshéritée, Si tu me trahis encore une fois, Si tu me désobéis, Je déchire son contrat, Et toi, je te renie. Il n’est qu’un saltimbanque, Doué mais incertain, Aujourd’hui, s’il te manque, Qu’en sera-t-il de demain, Moi je serai toujours là, Pour le meilleur ou pour le pire, Caruso n’a que faire de toi, Ce qui compte, c’est son avenir ! SCÈNE 16 : DANS UN CABARET/CLUB OU UN TAXI DANCE HALL DE NEW YORK Gatti et Magda complotent tout en dansant, entourés d’autres couples de danseurs 19- LE COMPLOT (Gatti et Magda) (R. Alagna) MAGDA Expliquez-moi ce que vous voulez, Que dois-je faire ? Qui me faut-il piéger ? GATTI Un ami que je voudrais sauver D’une créature bien mal intentionnée MAGDA C’est un couple que j’dois séparer ? GATTI Le compromettre est bien mon idée Je suis certain que tu vas trouver MAGDA Le moyen de le faire chuter GATTI Demain il doit visiter le Zoo Tu devras t’approcher dans son dos MAGDA Pour qu’il puisse m’admirer il me faut L’attirer, le charmer mais pas trop GATTI C’est ça… faudra l’obliger À commettre MAGDA & GATTI Le geste déplacé MAGDA Allez passez la monnaie ! GATTI Tiens, voilà… déjà la moitié Je suis certain que j’vais trouver Le moyen de l’faire chuter MAGDA Je suis certaine que j’vais trouver Le moyen de l’faire chuter MAGDA & GATTI Complot…Complot…Complot …Complot… Chut… Le dance hall disparaît et on est transporté au Zoo de Central Park, un après-midi de novembre. 20- Instrumental & Illustration sonore – « LE PIÈGE » « Trap at the Zoo » (Scène mimée) Caruso déambule, fumant un cigare. Parmi les promeneurs, on reconnaît Magda et un employé du parc qui balaie les allées. Ils se jettent des coups d’œil entendus et le suivent de près. Le balayeur interpelle Caruso et lui tape sur l’épaule. Surpris, il tourne la tête tout en continuant à marcher. Devant lui, Magda stoppe tout net, se penche pour ramasser son gant. Caruso la percute dans cette position gênante. Magda joue le scandale, un attroupement se forme. La police arrive et arrête Caruso. Rumeur de la foule qui l’a reconnu, cris des animaux excités par l’agitation, crépitement des flashes des photographes qui encerclent déjà Caruso. Éberlué, il est emmené au poste …. SCÈNE 17 : DANS LA LOGE DE CARUSO Central Park disparaît et Caruso réapparaît assis dans son fauteuil en train de lire un journal. Dorothy entre, furieuse, brandissant un journal dont il fait la une à sensation … 21- LE PARDON (Caruso et Dorothy) (R. Alagna) DOROTHY Rico, qu’as-tu fait ? As-tu vu les journaux ? Pourquoi me faire ça ? Oh … l’infamie CARUSO Ma chérie, ma Dorothy, ce n’est pas ce que tu crois ! DOROTHY Il n’y a plus de “Chérie”, “Dorothy” c’est fini ! Laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi ! CARUSO Non laisse-moi t’expliquer, je t’en prie, calme-toi ! C’est une machination, on veut m’humilier, ternir ma réputation. DOROTHY Comment oses-tu me mentir ? Mon père avait raison de maudire mon insouciance. CARUSO Comment peux-tu dire ça, toi qui disais me connaître. Comment peux-tu douter de moi, de la souffrance de mon être ? Pardon, pardon, pardon, pardon … Quelqu’un me veut du mal ou plutôt “nous” veut du mal … DOROTHY C’est ça j’ai compris, on veut nous séparer. CARUSO Notre amour est jalousé, mais par qui ? CARUSO et DOROTHY Non pas lui ! DOROTHY Tu pensais à mon père, je ne veux pas y croire, Il est strict, autoritaire, mais pas vil, je l’espère. CARUSO Alors qui, qui, qui ? DOROTHY Quelqu’un que ton talent, ton succès exaspère. CARUSO (parlé) L’important, ma chérie, c’est que tu ais compris Que jamais, jamais, (chanté) je ne te trahirai. Gatti surprend Caruso en train d’embrasser Dorothy et comprend que le complot a échoué. 22- RIEN NE PEUT NOUS SÉPARER (Caruso, Dorothy et Gatti) (JF. Lalanne) CARUSO C’est un grand jour, Un cri comme écho de notre amour, Me pousse à écrire une nouvelle page, Le début d’une vie où je m’engage. Et même si certains voudraient me faire du mal, Avec leurs mots sales, Mis sur un journal, Je suis Le plus chanceux des hommes. GATTI Mes amis, Dorothy, Enrico, Ces journaux Sont des ragots Tout est faux ! REF DOROTHY Rien ne peut nous séparer, Aucune prison ne le pourrait, Nous sommes unis, Depuis tant de vies, Que rien n’y personne, Des Dieux ou des hommes, Ne pourront changer la route de nos cœurs. CARUSO Je t’aimerai, Aussi longtemps que l’éternité, Je sais que sans toi je ne suis pas, Que c’est ta voix qui chante à travers moi. DOROTHY Je ne laisserai personne te faire du mal, Avec leur mots sales, Mis sur un journal, Je suis Ton amie et ta femme. GATTI Mes amis, Dorothy, Enrico, Ces journaux Sont des ragots Tout est faux ! REF DOROTHY & CARUSO (à 2 voix) Rien ne peut nous séparer, Aucune prison ne le pourrait, Nous sommes unis, Depuis tant de vies, Que rien n’y personne, Des Dieux ou des hommes, Ne pourront jamais nous priver du vrai bonheur CARUSO (Parlé) Ma Dorothy, dès demain, j’irai trouver ton père Pour lui demander ta main. Dorothy saute dans les bras de Caruso. Gatti repart sombre et la tête baissée Il rejoint Magda en lui disant qu’il faut trouver une solution définitive SCÈNE 18 : DANS LE REPAIRE DES GANGSTERS 23- LA SOLUTION (MAGDA, MISTER JIMMY et GATTI) (JF. Lalanne) MAGDA Voici la fin de tous tes problèmes, Pour que ton ami en sorte indemne, Mister Jimmy, le plus gentil des bandits, Un irlandais né en Italie. MISTER JIMMY Magda m’a bien expliqué ton cas Est-ce que tu poses des limites ou pas ? Que dois-je faire s’il résiste, s’il est violent ? Tout est possible avec de l’argent. REF GATTI Il est victime d’une possession, D’une fille en forme de poison, Il ne faut pas le faire souffrir, Il faut juste le retenir. MAGDA ET MISTER JIMMY (à deux voix) Ton avenir est entre nos mains, On a compris quel est ton chemin, On retiendra le temps qu’il faut, ton ami, Si bien sûr tu y mets le prix. GATTI Ne vous inquiétez pas pour l’argent. MAGDA Sur ce coup, c’est le plus important. MISTER JIMMY ET GATTI Il nous faut juste décider d’un bon plan, MAGDA Pour l’enlever au bon moment. GATTI Il est victime d’une possession, D’une fille en forme de poison, MISTER JIMMY et MAGDA Il ne faut pas le faire souffrir, Il faut juste le retenir. MISTER JIMMY ET MAGDA Mais c’est quand ? GATTI Il finit demain à 17 heures, Je connais ses déplacements par cœur, Tu le verras au parc, le cigare aux lèvres, C’est là qu’il faut que tu l’enlèves. On le verra au parc le cigare aux lèvres, C’est là qu’il faudra qu’on l’enlève. (En contrechant simultané) MAGDA Il faut un plan d’enlèvement… MISTER JIMMY sûr ! MISTER JIMMY ET MAGDA Il faut un endroit bien dégagé (GATTI seul) Tu le verras au parc, le cigare aux lèvres C’est là qu’il faut que tu l’enlèves MISTER JIMMY, MAGDA ET GATTI On le verra au parc le cigare aux lèvres C’est là qu’il faudra qu’on l’enlève C’est là qu’il faudra qu’on l’enlève Gatti leur remet la moitié d'une belle somme. Dès que Gatti sort, toute la bande explose en cris de joies, yippies et hurrahs. Les jeunes malfrats se partagent les dollars et célèbrent en frappant sur casseroles et ustensiles improvisés. 24- QUAND L’ARGENT EST FACILE (MISTER JIMMY, MAGDA ET LA BANDE) (JF. Lalanne) Quand l’argent est facile, Y’a plus qu’à l’ramasser, Si on peut être utile, Autant pas s’en priver, Suffisamment habile, Pour tout pouvoir voler, Suffisamment agile, Pour pouvoir s’échapper, Pas de talon d’Achille, Pour nous c’est trop le pied, De compter les barils, Pour les remplir de blé, Partout on se faufile, Pour tout c’qui est doré, Jamais on se défile, Même devant le danger. Percussions et stomp Quand l’argent est facile, Y’a plus qu’à l’ramasser, Si on peut être utile, Autant pas s’en priver, Suffisamment habile, Pour tout pouvoir voler, Suffisamment agile, Pour pouvoir s’échapper, Pas de talon d’Achille, Pour nous c’est trop le pied, De compter les barils, Pour les remplir de blé, Partout on se faufile, Pour tout c’qui est doré, Jamais on se défile, Même devant le danger. 25- LES BANDITS FONT LA FÊTE (JF. Lalanne) Les jeunes bandits font la fête toute la nuit. À la fin de la danse, deux hommes entrent poussant un homme portant une cagoule sur la tête. On enlève la cagoule et on reconnaît CARUSO. Le rideau se ferme sur cette scène. FIN DE L’ACTE 1 ACTE II LIVRET ACTE I L'acte s'ouvre dans le silence, dans le repaire miséreux où Caruso est retenu. Il ne cède ni à la peur, ni à la colère. Il regarde les jeunes malfrats à moitié assoupis. Puis, animé par la seule force de son humanité et de sa voix, il s’adresse à chacun d'eux et touche ses ravisseurs au coeur, leur faisant regretter leurs actions. SCÈNE 19 : DANS LE REPAIRE DES BRIGANDS La scène s'ouvre dans le silence dans le repaire miséreux où Caruso est retenu. Il regarde les jeunes malfrats à moitié assoupis. Puis il s’adresse à chacun d'eux, leur faisant regretter leurs actions. 26- INNOCENCE (Caruso) (R. Alagna) Tes regards qui s’égarent, Tes espoirs qui s’enfuient, Un avenir sans mémoire Étouffe tes envies. Pourtant ce goût sur tes lèvres, De l’innocence d’un rêve, De l’enfant que tu étais, Ne pourra jamais s’effacer. REF Délivré, Délivré, Dignité, Supplier pour te … Délivrer, Comprendre pour Délivrer, Se rendre par Dignité, Supplier, Prier pour te sauver Longtemps seul tu as erré Dans la peur, abandonné Mais qui saura donc changer Ta manière d’exister. REF Délivrer, Comprendre pour Délivrer, Se rendre par Dignité, Supplier, Prier pour te sauver Délivré, Délivré, Sauvé ! Caruso évoque leur pays et leur mère et touche au cœur les jeunes malfrats 27- UNE LARME (Caruso et les bandits) (texte : JF. Lalanne & R. Alagna – musique : JF. Lalanne) CARUSO Une larme sur la joue De votre mère Qui vous donne le pardon, Dolce Madre… Pardon. Souvenez-vous toujours Que cette larme peut bénir Le chemin que tu choisis, Ave. Chacun, ému, entend la voix de sa mère et de celle qui est la mère de tous, la Madone CARUSO + LA VOIX DE LA MADONE Chante l’Italie, Chante ton pays. CARUSO, MISTER JIMMY, MAGDA ET TOUS LES BANDITS Contrechant bouche fermé LA MADONE Sur un coton, Juste un peu De cette larme, Et ton âme se repent, Dolce Madre… Pardon. CARUSO Si loin, si près, C’est l’honneur de nos ancêtres, Et la vertu nous unis, Dolce Madre … Pardon. LA MADONE (voix simultanée) Mon enfant A venir, Une larme Pour bénir Le chemin que tu choisis, Pardon. CARUSO, LA MADONE, MISTER JIMMY, MAGDA ET TOUS LES BANDITS Pleure cette joie, Écoute la voix. CARUSO ET LA MADONE (ensembles) À l’image de la vierge Qui nous pardonne…Ave CARUSO, LA MADONE, MISTER JIMMY, MAGDA ET TOUS LES BANDITS Chante notre joie, Chante à pleine voix, LA MADONE Alléluia…. Les bandits, touchés par les mots de Caruso, finissent en pleurs agenouillés devant lui. Ils le libèrent. Caruso sort, suivi par la bande repentie. Magda reste seule, elle tient encore la corde qui entravait les mains de Caruso. SCÈNE 20 : DANS LE REPAIRE DES BRIGANDS ou UNE RUE 28- SI TU M’AVAIS CHOISIE (MAGDA) (JF. Lalanne) Suis-je donc une âme impure, La danse fait baisser ma garde, Et j’aime tant qu’on me regarde, Qu’on me désire comme on s’évade. Est-ce donc de la luxure, Que d’aimer faire bouger son corps, Que l’on convoite comme un trésor, D’un amour plus précieux que l’or. REF Si tu m’avais choisie, Je n’en serai pas là, Dans mes pensées je suis Bien plus sage dans tes bras. Si tu m’avais choisie, Et m’avais fait confiance, J’t’aurais offert une belle vie, je pense, Une vie d’amour et de chance. Y’a-t-il un antidote Contre le pouvoir si magique, Que donne à mon corps la musique, Quand elle m’atteint et qu’elle me pique. Suis-je donc une mauvaise fille, Si j’aime rendre fou les hommes, Le temps d’un jeu mon corps se donne, Sans jamais qu’il ne s’abandonne. REF Si tu m’avais choisie, Je n’en serais pas là, Dans mes pensées je suis Bien plus sage dans tes bras. Si tu m’avais choisie, Et m’avais fait confiance, J’t’aurais offert, une belle vie, je pense, Une vie d’amour Si tu m’avais choisie, Je n’en serais pas là, Dans mes pensées je suis Bien plus sage dans tes bras. Si tu m’avais choisie, Et m’avais fait confiance, J’t’aurais offert, une belle vie, je pense, Une vie d’amour et de chance. SCÈNE 21 : DANS UNE RUE (on entend les cloches d'une église) On voit une rue de New York. D’un côté, on reconnaît une église, de l’autre côté un mur, au fond on voit Caruso et Park Benjamin qui arrivent en marchant côte à côte et cheminent dans cette rue du fond de scène vers l’avant scène, tout en se parlant. 29- ENTRE PÈRE ET MARI (Caruso et Park Benjamin) (JF Lalanne) CARUSO Cette pause Entre nous Me repose, Enfin, je l’avoue, C’est sans armure, Que je crie L’immense amour, Qu’aujourd’hui je donne à Dorothy. PARK BENJAMIN Comment osez-vous me dire tout ça ? Vous savez bien Que ma fille a 20 ans de moins, Il n’est pas question que je vous donne sa main. CARUSO Je n’ai jamais ressenti Ce que j’éprouve pour elle, Elle a pris tout mon esprit, Elle est si pure et si belle, Écoutez battre mon cœur Au rythme de son bonheur. PARK BENJAMIN Taisez-vous ! Le bonheur N’est pas tout, Cette erreur Peut me rendre fou. CARUSO Pour le comprendre, Il faut nous voir. PARK BENJAMIN Elle est trop jeune pour apprendre, Et vous trop vieux pour y croire. CARUSO Assez de plaisanterie Elle me veut pour mari ! PARK BENJAMIN Et moi je suis toujours son père, CARUSO Son mari, PARK BENJAMIN Et moi je suis son père, CARUSO Son mari, PARK BENJAMIN Et moi je suis son père. A ce moment là, le glas se met à sonner au clocher de l’église et met fin à leur dispute, ils se découvrent et se recueillent un instant au son de la cloche, puis reprennent. CARUSO Mais je l’aime, Croyez-moi, Votre peine S’envolera, Et nous vivrons comme dans un rêve, L’histoire d’une belle qui fit d’un mendiant un roi. PARK BENJAMIN Je vous crois, J’en ai peur, Ce point-là Me brise le cœur. CARUSO Je vous promets de chérir, Toute ma vie, Le beau sourire De Dorothy. PARK BENJAMIN Dorothy… CARUSO Dorothy… PARK BENJAMIN Dorothy.. PARK BENJAMIN & CARUSO (à 2 voix) Dorothy.. SCÈNE 22 : DANS UNE SALLE DE BAL (CARUSO ET SES INVITÉS) La scène s'ouvre sur la fête de réception célébrant un mariage. De nombreux convives discutent ou dansent dans la salle de bal, attendant la venue des mariés. On reconnaît Park Benjamin, Magda et même Mister Jimmy et quelques-uns des brigands invités parmi les convives. Gatti, l'air morose dans son fauteuil, se tient à l'écart. 30- LA VALSE DU BONHEUR (valse du mariage) (Caruso, Dorothy et les chœurs) (JF. Lalanne) CHŒURS Si longtemps, Que tu l’attends, Ce moment où l’amour vous conduit enfin Sur la route de l’envie De vous unir, Pour le meilleur, En laissant le pire, Loin de vos vies. PARK Bonjour Madame ! MAGDA Bien l’bonjour Monsieur ! PARK Vous êtes si… Vous êtes si belle… Que …que… Que j’en bafouille, MAGDA Oh..mais vous me faites rougir ! PARK et MAGDA C’est un signe, Si l’on se croise le jour d’un mariage ! PARK C’est pour ça, MAGDA Que l’on doit PARK Tout faire MAGDA Pour mieux PARK Se connaitre, PARK et MAGDA Chasser toutes nos peurs, Pour danser la valse du bonheur. CHŒURS Si longtemps, Que tu l’attends, Ce moment où l’amour vous conduit enfin Sur la route de l’envie De vous unir, Pour le meilleur, En laissant le pire, Loin de vos vies. MAGDA Et votre nom ? PARK Appelez-moi Park ! MAGDA Park c’est si original, si excitant… PARK Marie ..Oh..mais vous me faites rougir ! PARK et MAGDA C’est un signe Si l’on se croise le jour d’un mariage ! MAGDA C’est pour ça, PARK Que l’on doit MAGDA Tout faire PARK Pour mieux MAGDA Se connaitre. PARK et MAGDA Chasser toutes nos peurs, Pour danser la valse du bonheur, Du vrai bonheur. Caruso et Dorothy entrent une coupe à la main. Caruso porte un toast 31- BRINDISI (Caruso et tous les invités) (R. Alagna) Brindiamo all’amor, Alla vita,alla gloria, brindiam, Brindiamo all’onor, All’amica che rinfranca il cuor, Brindiamo all’amor, E cantiamo cantiamo ancor, Scordiamo timori ,dolori,malori, Godiamo con tutto l’ardor. LES CHŒURS Scordiamo timori ,dolori,malori, Godiamo con tutto l’ardor. Beviamo al fragore, Del mondo che ci fa tremare, Beviamo al mistero, Dell’arte che ci fa creare, Libiamo e cantiamo quest’inno, Che ci fa girar, La testa,il cuore,il sangue che bolle, E ci fa sognare e sperare. LES CHŒURS La testa,il cuore,il sangue che bolle, E ci fa sognare e sperare. Instrumental CARUSO La testa,il cuore,il sangue che bolle, E ci fa sognare e sperare. LES CHŒURS La testa,il cuore,il sangue che bolle, CARUSO Brindiamo e cantiamo, CARUSO + LES CHŒURS All’amore, Instrumental CARUSO Beviam! Tous les invités lancent des "viva" et des bravos ‘Vivent les mariés ! Viva gli sposi !’ 32- LA PETITE FÉE (chacun des solistes tour à tour, chœurs) (R. Alagna) MISTER JIMMY Mesdames et messieurs, Ce jour est béni ! Laissez-nous vous conter l’histoire De la belle qui fit d’un mendiant un roi. DOROTHY La fille au piano droit, Jouait sans savoir, Qu’elle était une Fée, Avec des pouvoirs. PARK Un mendiant qui passait, Amoureux écoutait La Fée qui enchantait, Comme un ange du ciel. TOUS LES SOLISTES Le cœur rempli d’elle, Elle enivrait son âme, La fée était si belle, Lui n’offrait que ses larmes. FRANCES La fille au piano droit Jouait sans savoir, Qu’elle était une fée, Avec des pouvoirs. MISTER JIMMY Le si pauvre mendiant, Devint le plus charmant, Prince aux jolies manières, Tous deux se marièrent. TOUS LES SOLISTES La fille au piano droit Jouait sans savoir, Qu’elle était une fée Avec des pouvoirs. MAGDA Ils eurent de beaux enfants Qui jouaient en rêvant Sur le piano d’antan, La fée, leur maman. GATTI Mais ce n’était qu’un rêve, Soudain le mendiant se lève, Et encore endormi, Entend une mélodie. TOUS LES SOLISTES Il s’enfuit en courant, C’est certain, on l’comprend. Espoir en dormant, Réveil désespérant. Tous applaudissent, des éclats de rire et des cris de joie fusent ... Caruso interrompt le joyeux brouhaha en demandant le silence et prend la parole pour faire une annonce. 33- ÊTRE SAMSON (Caruso, Gatti et les chœurs) (JF. Lalanne) CARUSO Je veux vous annoncer Avec grande émotion, J’ai tant rêvé De cette incarnation, Être Samson. Ces notes qui m’inspirent, Font naitre dans ma voix, Comme un soupir, Qui m’attire dans les bras De Dalila. GATTI (à l'écart, en aparté) C’est ma foi Qu’il faut maudire, Je ne suis là Que pour servir, Le grand des grands, c’est CARUSO, (les invités) SAMSON ! Si fort et si beau, (les invités) SAMSON ! Je suis l’ombre et lui le soleil. CARUSO Gatti, viens trinquer avec nous, (les invités) SAMSON, A toi je dois tout, (les invités) SAMSON, A ton amitié qui me veille. GATTI (il salue Caruso d'un petit signe puis se détourne, en aparté) Ami à ta façon, Ne va que dans ton sens, Demain Samson Perdra de sa puissance Et mon pardon. 34- REPRISE BRINDISI (R. Alagna) CARUSO Giulio, Vieni ! Beviam ! Un tambourin marque un rythme qui peu à peu s'élargit et s'éteint progressivement. Au rythme mourant du tambourin tous les invités ralentissent leurs gestes et finissent par s'immobiliser. La lumière décline. SCÈNE 23 : DANS LA MÊME SALLE DE BAL Tous les invités se sont figés autour de Caruso, y compris Dorothy, qui s'est endormie sur un fauteuil. Caruso s'approche d'elle et chante pendant que Dorothy dort paisiblement. 35- ET SI DEMAIN (Caruso) (R. Alagna) CARUSO Et si demain tout finissait, Les maux, les joies et les regrets, Effacés tous les souvenirs, De nos mémoires qui chavirent, Dans ce grand vide qui nous lasse, Comme ces bateaux à marée basse, A quoi nous sert la liberté De cette vie désenchantée ? REF Mais tu es là, Tout près de moi, Tranquille tu sommeilles, Entre mes bras, Entre mes bras. Je sens en moi Ton cœur qui bat Ton cœur qui bat Ton cœur qui bat Aussi pourquoi tant de tourments, Tu dis que tu n’aimes que moi, Dans l’insolence de tes vingt ans, Tu es si belle alors que moi, Je te contemple dans la nuit, Mes lèvres frôlent le satin De ta peau qui brûle ma vie, Et si demain, et si demain REF Mais tu es là, Tout près de moi, Tranquille tu sommeilles, Entre mes bras, Entre mes bras. Je sens en moi Ton cœur qui bat Ton cœur qui bat Ton cœur qui bat Et si demain Et si demain Et si demain… 36- C’EST ÇA L’AMOUR (Dorothy et Frances) (JF. Lalanne) Quelque temps est passé, Caruso s'apprête a faire sa prise de rôle au Metropolitan Opera. Dans les coulisses, Dorothy et Frances s'inquiètent chacune de leur côté, puis se rapprochent et partagent leurs inquiétudes communes. FRANCES Je le trouve bien étrange, Sombre et distant à la fois. Je ne sais pas c’qui le dérange, Mais je sais qu’ce n’est pas moi. J’ai toujours vu des démons Tourner autour de lui, Je me pose trop de questions, Je m’inquiète pour Gatti, C’est ça l’amour (X 4) DOROTHY Il travaille sans arrêt, Il n’a jamais de limite, Il veut que tout soit parfait, Et rien ne va assez vite. Il ne pense qu’à l’opéra, Je lui dis qu’il en fait trop, Qu’il devrait calmer tout ça, Je m’inquiète pour Caruso. C’est ça l’amour (X 4) FRANCES Je n’ai pas été très tendre Quand il l’était avec moi DOROTHY Moi je cherche à le comprendre Mais je n’y arrive pas FRANCES Est-ce que l’on est trop présentes, Ou peut-être pas assez, DOROTHY Quand un homme autant nous manque, FRANCES Et qu’on ne fait qu’y penser FRANCES & DOROTHY C’est ça l’amour (ad lib) SCÈNE 24 : EN PARALLÈLE DES COULISSES DU METROPOLITAN DE NEW-YORK, DE LA LOGE DE CARUSO ET D’UNE PARTIE DE LA SALLE DE L'OPÉRA. 37- L’ACCIDENT (illustration sonore, thème de Figlio de la notte puis final de "Samson et Dalila", Saint-Saëns) Caruso chante Samson. A quelques pas du rideau Frances et Dorothy regardent captivées la scène finale de l'opéra. On entend l’accident se produire. Saboté, plusieurs lourds éléments de décor figurant les colonnes du Temple s’écroulent sur Caruso. On baisse le rideau. Dorothy et Frances se ruent vers le plateau. Gatti surgit après elles dans les coulisses. Découvrant la gravité de son acte, il est pris de remord. FRANCES (chuchoté) C’est la scène finale, Samson va se venger ! DOROTHY (chuchoté) Quel magnifique Samson il est et quelle sublime musique ! DANS LA LOGE AU BOUT DU COULOIR GATTI (parlé, in petto) Et maintenant souviens toi de ton serviteur ! Caruso chante sur la scène "Souviens-toi de ton serviteur !" DOROTHY (chanté) Je m’inquiète pour Caruso FRANCES (chanté) Je m’inquiète pour Gatti Caruso continue : " Ils m'ont privé de la lumière" " Daigne pour un instant Seigneur" " Me rendre ma force première" " Avec toi, je me venge, O Dieu" Il s'approche du décor et l'écarte " En les écrasant, en ces lieux !" Soudain une sangle sabotée lâche, le décor s'écroule avec grand fracas ... DANS L'AUTRE COIN DES COULISSES OU SE TROUVENT DOROTHY ET FRANCES FRANCES (parlé) Les colonnes, sur lui, ont croulé ! DOROTHY (parlé) Il est blessé ! Il est en sang ! DOROTHY & FRANCES (parlé) Seigneur fais qu’il ne soit pas mort ! On éteint les lumières, on baisse le rideau précipitamment. Dorothy et Frances se ruent sur le plateau. Gatti sort de la loge de Caruso et se retrouve dans les coulisses, il entrevoit la scène où s’est produit l’accident. Il est pris de remords. SCÈNE 25 : DANS LES COULISSES DU MET 38- REMORDS (Gatti) (R. Alagna) Non c’est impossible, L’ai-je donc brisé ? Un monstre terrible, Un mal m’a tenté, L’ai-je tué ? Je ne suis plus un homme, Mon honneur est souillé, Je ne suis en somme, qu’un damné, condamné. REF J’ai si mal de ma violence, J’ai si mal de ma souffrance, Je me souviens, nous rêvions nos destins, Je me souviens, J’aimais bien. Ensemble on a passé De si belles années, Comme on aimait chanter Ensemble. Ensemble tant de fois, on riait aux éclats, dans mes rêves je nous vois Ensemble, J’en tremble. REF J’ai si mal de ma violence, J’ai si mal de ta souffrance, Je me souviens, Tu étais mon destin Je me souviens, J’aimais bien. Ensemble c’est fini, Tu es parti, Mes espoirs réduits en cendres, Tu es si loin de moi, Rien n’effacera, Nos bonheurs, nos joies Ensemble. REF J’ai si mal de ma violence, J’ai si mal de ta souffrance, Je me souviens, Tu étais mon destin, Et je t’aimais, Car tu étais mon frère. Mon frère, tu étais mon frère, Mon frère, tu étais mon frère. Mon frère, qu’ai-je fait ? Mon frère. Mon frère ! SCÈNE 26 : DANS LA CHAMBRE DE L'HOTEL VITTORIA A SORRENTE, ITALIE Virgule musicale autour d’« une vie en opéra » A Sorrente, dans sa chambre du Grand hotel Excelsior Vittoria où il séjourne pour sa convalescence, Caruso entre très affaibli au bras de Dorothy. 39- IL TEMPO (pour sa voix perdue) (Caruso et Dorothy) (R. Alagna) CARUSO (parlé) Le temps perdu, le temps foutu, Le temps qui passe et qui ne revient plus, Les souvenirs si doux pourtant, Attristent l’âme, les passions et les chants. DOROTHY (chanté) Stammi vicino, Non mi lasciare, Ti voglio amare, Sempre di più, CARUSO Sarà per me, L’ultima gloria Fiore appassisci E un altro sboccerà REF CARUSO Elle est la clarté de mes jours, Son silence hante mes nuits, CARUSO & DOROTHY Fou d’amour je(tu) serai(seras) pour toujours, Même si le temps me(te) détruit(s). CARUSO Mi sveglio cercando in me, L’incanto che più non c’è, DOROTHY So che un giorno tutto cambierà, CARUSO Sfiderò l’Eternità DOROTHY Adesso sai, Il desiderio che Mi fa sperare, Sereni cieli blu CARUSO Stare lontano ormai, Mi fa impazzire Urlo ti amo, Sei l’opera Che non so più CARUSO Pour moi le temps s’arrête DOROTHY La terre, le ciel, le vent te fêtent. Rien ne pourra jamais te faner. Le temps ment pour te flatter. CARUSO & DOROTHY Mi sveglio cercando in (me)te CARUSO L’incanto che più non c’è CARUSO & DOROTHY So che un giorno tutto cambierà CARUSO Sfiderò … CARUSO & DOROTHY …. l’Eternità Frances entre dans la chambre, s'approche de Dorothy et Caruso et lui remet un cadeau. C'est une boîte à musique. Caruso remonte le mécanisme, la boîte commence à jouer les premières notes de l’Élégie de Massenet mais le mécanisme s'essoufle et s’arrête rapidement ... Caruso se met à chanter. 40- L'ELÉGIE, MASSENET (Caruso) Ô, doux printemps d’autres fois, Vertes saisons, Vous avez fui pour toujours. Je ne vois plus le ciel bleu, Je n’entends plus les chants joyeux des oiseaux ! En emportant mon bonheur, Ô bien aimé, tu t’en es allé ! Et c’est en vain que revient le printemps. Oui, sans retour Avec toi, le gai soleil, Les jours riants sont partis ! Comme en mon cœur, tout est sombre et glacé, Tout est flétri 41- ESPÉRANCE (Dorothy, Frances et Caruso) (R. Alagna) DOROTHY Rico, mais ta voix n’a jamais été si belle, Encore plus belle qu’autrefois, comment se peut-il ? CARUSO C’est comme une grâce que je sens en moi, Et j’entends la voix de ma mère qui me dit comme autrefois, « Chante, figlio mio, canta per me, canta per sempre » Oui ma mère, pour toujours je veux chanter Pour toi, pour l’éternité. FRANCES & DOROTHY Pour nous tous tu chanteras Toujours tu nous donneras l’émotion, le frisson. CARUSO Ma voix vous transportera, bien au-delà, Au-delà de tout ça. FRANCES & DOROTHY Ta voix nous transportera, Bien au-delà de tout ça. CARUSO Oui ma Dorothy, et toi aussi ma chère Fanny, Chantez avec moi, Oui, chantons tous les trois. CARUSO, FRANCES & DOROTHY Ah, ah, ah… Gatti arrive à son tour. Apercevant Frances, il veut tourner les talons et repartir. De son côté Francès se détourne vers Dorothy et lui tourne le dos. Caruso retient Gatti et lui chante : 42- TOI QUI AS DÉCIDÉ (Caruso, Gatti, Frances, Dorothy) (R. Alagna) CARUSO Toi qui as décidé De tout abandonner, Toi qui as oublié Qu’un jour tu l’as aimée. GATTI Écoute bien ce soir, Ce que je vais te dire, Cette femme sans espoir Ne cesse de me maudire. CARUSO Écoute un peu sa peine, Celle de tes enfants, Laisse tomber ta haine, C’est ta chair et ton sang GATTI Je dis ne plus pouvoir Vivre à ses côtés. Pourtant rappelle-toi Comme je l’ai désirée. GATTI M’aime-t-elle ? CARUSO Elle t’aime. GATTI tu le sais ? M’aime-t-elle ? CARUSO Elle t’aime GATTI Dis-tu vrai ? CARUSO Elle t’aime, de tout son cœur, Elle t’aime, mais elle a peur, FRANCES Treize ans passés ensemble, Ne peuvent s’effacer. Notre amour de ses cendres. Peut-il ressusciter ? DOROTHY Il suffit de comprendre, Et de réaliser Que le temps a su rendre votre amour fatigué. CARUSO ET DOROTHY Alors réveille-toi, Ou il sera trop tard, Tout seul tu resteras, Tu ne veux pas me croire. GATTI & FRANCES Je reverrai le temps, Où nous étions heureux, Celui où nos enfants Voyaient en nous des Dieu. CARUSO ET DOROTHY Ils t’aiment, Ils t’aiment, GATTI & FRANCES Elle m’aime, Il m’aime, DOROTHY Tu voudras les serrer, Très fort contre toi, FRANCES On aura tout brisé, Mais dis-moi donc pourquoi. CARUSO Pour d’infâmes bêtises, Pour un peu de fierté, GATTI & FRANCES Les erreurs commises, GATTI On les as regrettées. CARUSO, GATTI, FRANCES & DOROTHY Elle/il ne veut pas te/me perdre, Elle,il a besoin de toi,moi, Pour consoler ces êtres, Qui ne comprennent pas. CARUSO, GATTI, FRANCES & DOROTHY Je l’aime Il t’aime Elle t’aime CARUSO Ils s’aiment Le couple se réconcilie alors que Caruso est victime d’une quinte de toux terrible. Il s’évanouit sur son fauteuil. A demi-inconscient, il a une vision de sa mère. Quand il revient à lui, il lui adresse une dernière prière. 43- LA DERNIÈRE LARME (Caruso, la voix de la mère de Caruso enfant parlant à son enfant à venir) (JF. Lalanne) DOROTHY (parlé) Rico, mon amour CARUSO (parlé) Mia cara dolce doro CARUSO (chanté) Une larme sur la joue, De la madone, Qui me donne le chemin, dolce Madre… Ave. MADONE Mon enfant à venir, une larme pour bénir Le chemin que tu choisis, Ave. CARUSO & MADONE Pleure sur ma joie, Coule sur ma voix. CARUSO Sur un coton, juste un peu de cette larme sur mon âme se répand, Dolce Madre, Ave. MADONE Mon enfant à venir, Une larme pour bénir Le chemin que tu choisis Ave. CARUSO (simultanément) Si loin si près, Je revois ton doux visage, Et mes larmes coulent aussi, Dolce Madre, Maman. CARUSO & MADONE Pleure sur ma joie Coule sur ma voix MADONE Mon enfant, le baptême Que cette larme nous donne, Enfant. CARUSO (simultanément) Une image, Un sourire, Qui me rassure. MADONE Pleure sur ma joie, Coule sur ma voix. CARUSO (parlé) (simultanément) Maman ! Al- lé- lu… Caruso s’éteint … 44- APOTHÉOSE – Instrumentale et voix des anges (Chœur) « Aeternitas » FIN Photo (c) Deyan Bussière - Graphisme (c) Stella Vitchénian AGENDA TOURNEE L'HISTOIRE LIVRET ACTE I LIVRET ACTE II Haut de page







